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L’appel du destin

Nos Histoires

Diana Hechanova

Personnel infirmier formé à l’international

« C’est vraiment super. Je ne m’attendais pas à ce que tout tombe en place aussi bien. J’aime énormément mon unité. Ma directrice a eu la gentillesse de me donner ma chance.

Je sais que le parcours n’est pas facile, mais… si j’ai pu y arriver, vous le pouvez aussi. »

Diana

L’appel du destin

Avec Diana, Personnel infirmier formé à l’international

Quand elle y repense aujourd’hui, Diana Hechanova voit les détours inattendus qu’elle a dû emprunter pour renouer avec la profession infirmière non pas comme des revers, mais comme des embranchements qui l’ont peu à peu conduite là où elle était censée se trouver.

Originaire des Philippines, Diana est arrivée au Manitoba avec son mari en 2016 dans l’espoir d’y bâtir un avenir meilleur pour leur famille grandissante. Ce premier acte de foi s’est depuis transformé en quelque chose de plus grand encore : les parents ainsi que les frères et sœurs de Diana se sont aussi établis au Manitoba.

Comme nombre d’infirmières formées à l’étranger, Diana était consciente des obstacles financiers potentiels et de l’incertitude entourant le processus de retour à la pratique.

« Je n’ai pas entrepris immédiatement les démarches pour obtenir mon permis d’exercice. Il y a de nombreuses étapes à franchir et je savais que le processus pouvait être exigeant », explique-t-elle.

Diana and Family at the Centre of Canada

Afin de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, Diana a occupé pendant plusieurs années divers emplois sans lien avec les soins aux patients. Toutefois, elle n’a jamais cessé de vouloir revenir à la profession infirmière.

L’occasion s’est finalement présentée lorsqu’elle a découvert le Programme manitobain des infirmières et des infirmiers formés à l’étranger.

Le programme s’adresse aux infirmières et infirmiers ayant fait leurs études à l’étranger avant de s’installer au Manitoba. Il offre aux participants un accompagnement personnalisé et donne accès à des ressources qui les aident à comprendre les exigences liées à l’obtention du permis d’exercice, à planifier les prochaines étapes et à progresser tout au long du processus.

« C’est à ce moment-là que mon parcours en soins infirmiers a repris. Au début, je n’étais pas convaincue, parce que tout coûte très cher, raconte Diana. Mais j’ai été mise en relation avec Sonya, une infirmière et conseillère en emploi du Bureau de rétention et de recrutement en soins de santé, qui m’a accompagnée à chaque étape et m’a conseillée sur les critères d’admissibilité aux différents programmes de soutien financier. »

« Le fait que tous ces éléments se sont mis en place m’a semblé être un signe. Je me suis dit : “D’accord, c’est ce que le Seigneur veut que je fasse.” Tout me confirmait que j’étais sur la bonne voie. »

Diana s’est investie pleinement dans son projet. Elle s’est inscrite au programme de transition d’un an, a terminé ses cours et son stage, et a poursuivi ses démarches pour réintégrer la profession infirmière.

Tandis qu’approchait la fin de son programme, Diana a continué de bénéficier de l’appui de Sonya et de l’équipe du Bureau de rétention et de recrutement en soins de santé. Elle a notamment reçu de l’aide pour optimiser son curriculum vitæ, se préparer aux entrevues, repérer des possibilités d’emploi et satisfaire à l’exigence réglementaire consistant à effectuer 250 heures de pratique supervisée. Selon elle, cet accompagnement lui a donné la confiance dont elle avait besoin.

Lorsqu’elle a commencé à postuler pour des postes d’infirmière à Winnipeg, prête à entreprendre un nouveau chapitre de sa carrière, il y avait toutefois un établissement où elle hésitait à présenter sa candidature : le Centre des sciences de la santé de Winnipeg (CSS).

« J’évitais le CSS parce qu’il m’intimidait, explique-t-elle. On entend souvent dire que le rythme de travail y est très soutenu et intense. »

Diana a finalement décidé de tenter sa chance. Trois jours seulement après avoir soumis sa candidature, le CSS l’a contactée.

Diana's graduation photo
Diana and family

Aujourd’hui, elle travaille dans une unité de soins post-aigus pour adultes au CSS, un poste qui, selon elle, lui convient parfaitement.

« C’est vraiment super. Je ne m’attendais pas à ce que tout tombe en place aussi bien. J’aime énormément mon unité. Ma directrice a eu la gentillesse de me donner ma chance », confie Diana.

Diana a trouvé au CSS de la bienveillance et du soutien, de la part de sa directrice, de ses collègues et de toute l’équipe, qui l’ont aidée à se développer et à réussir. Alors qu’elle achève ses dernières heures de pratique supervisée, elle a hâte d’obtenir son permis d’exercice complet et prévoit de demeurer dans son unité.

« Lorsque les choses ne se sont pas déroulées comme je l’avais espéré, c’était parce que ma place était ailleurs. »

Aujourd’hui, Diana aide à son tour d’autres personnes à trouver leur voie. Elle souhaite accompagner des infirmières et infirmiers formés à l’étranger en tant que mentore pendant leur parcours. Elle encourage d’ailleurs ses amis à faire le même saut qu’elle. L’une de ses amies se joindra même bientôt à son unité, ce qui lui donnera encore davantage l’impression d’être chez elle.

Le message que Diana souhaite transmettre aux autres qui vivent les mêmes doutes qu’elle autrefois est simple :

« Je sais que le parcours n’est pas facile, mais… si j’ai pu y arriver, vous le pouvez aussi. »

La profession infirmière vous appelle?

Découvrez les ressources offertes aux infirmières et infirmiers formés à l’étranger et franchissez la prochaine étape vers votre retour à la pratique au Manitoba.

De la reconstruction à l’appartenance

Nos histoires

Edy Fils-Aimé

Clinicien en santé mentale

« Nous ne recherchions pas la plus grande ville ni le rythme de vie le plus effréné. Nous voulions un endroit où les gens se sentent encore humains.
 
Au Manitoba, j’ai le sentiment que ma maîtrise du français fait partie de mes atouts. J’ai l’impression d’avoir retrouvé mon identité. Je peux être pleinement moi-même. »

De la reconstruction à l’appartenance

Avec Edy Fils-Aimé

Pour Edy Fils-Aimé, travailleur social, un travail qui a du sens a toujours été une question de lien.

« Les gens ne sont pas brisés », déclare-t-il. « Souvent, ils sont simplement déconnectés — d’eux-mêmes, de leur famille ou de leur raison d’être. Aider les gens à renouer ces liens a toujours été ma mission. »

Fort de son expérience personnelle dans la reconstruction de sa propre vie et de sa carrière, Edy comprend parfaitement à quel point ce sentiment de lien et d’appartenance est essentiel à notre bien-être. Aujourd’hui, en tant que clinicien en santé mentale bilingue à temps plein au sein de Contact Santé mentale et dépendances Manitoba, il affirme avoir enfin trouvé ce sentiment pour lui-même.

« Pour ma famille et moi, ici au Manitoba, nous avons désormais trouvé ce lien. C’est comme si nous étions rentrés chez nous. »

Originaire d’Haïti, Edy a passé près de deux décennies à travailler dans le domaine du développement international, en soutenant des organisations locales et en aidant les membres des communautés à faire entendre leur voix pour façonner leur avenir.

Edy

Originaire d’Haïti, Edy a passé près de deux décennies à travailler dans le domaine du développement international, en soutenant des organisations locales et en aidant les membres des communautés à faire entendre leur voix pour façonner leur avenir.

En 2019, l’instabilité croissante en Haïti a contraint sa famille à laisser derrière la vie qu’elle s’était construite. Ils se sont installés aux États-Unis, où Edy a dû relever le défi de repartir de zéro. Déterminé à poursuivre un travail utile au service des personnes en situation de vulnérabilité, il a repris ses études et obtenu une deuxième maîtrise, cette fois-ci en travail social.

Malgré tout, sa philosophie est restée claire.

« Beaucoup de gens reçoivent des traitements et des ressources », a-t-il déclaré. « Mais ce dont ils ont vraiment besoin, c’est de quelqu’un qui les accompagne, non pas pour les « réparer », mais pour les aider à renouer avec eux-mêmes. »

Au cours des dernières années, Edy et sa femme ont commencé à douter de leur avenir à long terme aux États-Unis, et leur stabilité s’est amenuisée à mesure que les politiques évoluaient.

À la recherche de sécurité, d’équilibre et d’un fort sentiment d’appartenance à une communauté, Edy et sa femme ont découvert le Manitoba.

« Nous ne recherchions pas la plus grande ville ni le rythme de vie le plus effréné. Nous voulions un endroit où les gens se sentent encore humains », a confié Edy. « Un endroit où l’on peut bâtir une carrière, qui ne repose pas sur une simple transaction commerciale, mais sur des relations humaines. »

Lorsqu’Edy a commencé à postuler à des postes de travail social au Manitoba, il a découvert quelque chose à quoi il ne s’attendait pas : un soutien sincère. Il a reçu un appel de Dominique, une agente de recrutement bilingue du Bureau de rétention et de recrutement en soins de santé (BRRSS), qui l’a aidé à s’y retrouver dans les démarches de reconnaissance de ses diplômes et à trouver un poste correspondant à ses compétences. Parallèlement, le BRRSS a également aidé sa famille à comprendre le processus d’immigration et à l’aborder avec confiance.

« Je n’ai pas eu l’impression qu’il s’agissait d’une simple transaction », a-t-il expliqué. « On avait l’impression de tisser des liens. Que les gens nous accompagnaient dans cette aventure. Ça avait un côté très canadien. »

Ce sentiment de partenariat a aidé sa famille à franchir le pas. Edy est devenu le premier candidat à bénéficier du parcours « Francophone Express » du Manitoba, conçu pour aider les travailleurs qualifiés bilingues et francophones à bâtir leur avenir dans la province.

Depuis son arrivée, Edy affirme que le changement le plus profond a été intérieur. Le fait d’occuper un poste où son bilinguisme est valorisé lui a redonné confiance en lui et un sentiment d’identité.

Edy at work

« Au Manitoba, j’ai le sentiment que ma maîtrise du français fait partie de mes atouts. J’ai l’impression d’avoir retrouvé mon identité », a-t-il déclaré en souriant. « Je peux être pleinement moi-même. »

Pour son épouse, qui a interrompu ses études d’infirmière pour les accompagner dans ce déménagement, l’impact a été tout aussi significatif.

« Elle me dit que cette sérénité n’a pas de prix », a-t-il confié. « Elle se sent en sécurité. C’est quelque chose qui n’a pas de prix. »

Bien que leur installation soit encore récente, la famille met en place des routines, noue des amitiés et se sent chez elle. Pour Edy, ce déménagement lui a redonné quelque chose qui lui manquait.

« Ces six dernières années, je travaillais dur, mais j’avais perdu ce sentiment d’avoir un véritable but. Depuis mon arrivée au Manitoba, ce sentiment refait surface. »

Le conseil d’Edy à ceux qui envisagent un changement similaire est le suivant : « Préparez-vous. Renseignez-vous bien. Faites le premier pas, vous pourriez vous surprendre vous-même. »

 Le Canada est notre dernière étape. Le système ici est convivial et nous convient parfaitement. Le Manitoba est une région dynamique et abordable, mais aussi accueillante et attachée aux valeurs humaines. Il faut que davantage de gens le sachent. »

Faites le premier pas

Si vous êtes une professionnelle ou un professionnel de la santé à la recherche d’un travail épanouissant au sein d’une communauté solidaire, le Manitoba pourrait bien être le lieu de vie que vous recherchez.

Retour au Nord

Nos histoires

Kathleen Deduke

Infirmière du Nord et formatrice en bonnes pratiques

« Elle m’avait demandé : “Si tu pouvais vivre n’importe où dans le monde, où irais-tu?”, Et j’ai répondu : “Je rentrerais chez moi, dans le nord du Manitoba.” Et j’étais sincère.

On ne s’en rend vraiment compte qu’une fois qu’on est venu ici et qu’on l’a vécu. Les gens viennent ici parce qu’ils s’y sentent chez eux. C’est une vie simple. On y trouve des amis et une communauté, et c’est ce qui nous attire. »

Kathleen

Retour au Nord

Avec Kathleen Deduke, infirmière du Nord et formatrice en bonnes pratiques

Pour Kathleen Deduke, le métier d’infirmière a été bien plus qu’une simple carrière : ce fut un chemin qui l’a ramenée chez elle. Ayant grandi dans le nord du Manitoba, cette région a toujours représenté pour elle un lien profond avec la communauté et des relations enrichissantes.

Son projet s’est encore précisé lors d’une conversation avec une autre infirmière voyageuse. « Elle m’avait demandé : “Si tu pouvais vivre n’importe où dans le monde, où irais-tu?”, se souvient Kathleen. Et j’ai répondu : “Je rentrerais chez moi, dans le nord du Manitoba.” Et j’étais sincère. »

Née à Thompson et ayant grandi à Snow Lake, Kathleen a passé son enfance au cœur des communautés nordiques, au bord des lacs et dans l’étroite proximité sociale qui caractérise la vie dans une petite ville. Bien que sa carrière l’ait menée partout au Manitoba, même dans un service des urgences de l’île de Vancouver, elle savait au fond d’elle-même qu’elle pourrait se construire une vie qu’elle aimerait vraiment dans le Nord.

Après avoir travaillé à Brandon et exercé en tant qu’infirmière voyageuse en Colombie-Britannique, Kathleen est revenue dans la Région sanitaire du Nord dans le cadre d’un contrat à Thompson et à The Pas. Dès son arrivée, elle a su qu’elle était à sa place.

« Dès mon retour, je me suis dit : “Cet endroit me manque. Je veux vivre ici. Je veux travailler ici.” »

Kathleen and friends
Kathleen et ses amis au Northern Manitoba Trappers’ Festival

Aujourd’hui, Kathleen s’est installée à The Pas, où elle travaille au service des urgences et au bloc opératoire, et occupe désormais le poste de formatrice en bonnes pratiques auprès de plusieurs services.

La passion de Kathleen pour les soins infirmiers est née bien avant qu’elle ne mette les pieds dans une salle de classe. Enfant, elle rendait régulièrement visite à un membre de sa famille hospitalisé à la suite d’un accident qui avait bouleversé sa vie. Un souvenir marquant qui, resté gravé dans sa mémoire, l’a façonnée.

« Je me souviens d’une infirmière qui est entrée dans la chambre. Les patients connaissaient son nom. Ils l’adoraient. Elle semblait vraiment être importante pour eux, raconte-t-elle. Je me rappelle m’être dit : “Ce travail est vraiment génial.” Depuis ce moment-là, j’ai toujours voulu devenir infirmière. »

Kathleen a commencé sa carrière en santé en tant qu’aide-soignante avant de devenir phlébotomiste au sein de la Société canadienne du sang. Ces expériences ont contribué à jeter les bases de sa carrière et l’ont amenée à obtenir son diplôme d’infirmière à l’University College of the North, à The Pas.

Si les paysages sauvages et les lacs sont magnifiques, Kathleen affirme que ce sont les gens et l’esprit communautaire qui font du nord du Manitoba un endroit si spécial.

« Ce n’est pas seulement la nature, c’est la communauté, ajoute-t-elle. On se fait des amis au travail, mais on est aussi entouré en dehors du travail. Il y a tant à faire. C’est suffisamment petit pour qu’on apprenne à connaître les gens. C’est vraiment une communauté. »

Depuis son retour, Kathleen a pu se construire une vie qui lui plaît à The Pas. Grâce au coût de la vie abordable dans le nord du Manitoba, elle a pu acheter sa propre maison, passer plus de temps en camping et nouer des amitiés durables au sein de la communauté.

Sur le plan professionnel, elle estime que le nord du Manitoba offre des occasions difficiles à trouver ailleurs.

« Dans le nord, on n’est pas cantonné à des unités spécialisées. On a l’impression de faire partie d’un grand service où l’on peut être exposé à tout, des urgences à la pédiatrie, en passant par les soins palliatifs. Tout ce qui franchit la porte est une occasion d’apprendre. »

L’étendue des domaines d’intervention dans le Nord permet aux infirmières de prendre rapidement confiance en elles et d’acquérir de l’expérience dans un large éventail de soins aux patients.

« On y traite des cas aussi complexes que dans les grands centres, mais avec moins de ressources, ce qui nous apprend à compter sur notre équipe, explique Kathleen. On s’adapte. On trouve des solutions. Et cela fait de nous d’excellentes infirmières. »

Kathleen and Friends around a bonfire
Les amis de Kathleen autour d’un feu de camp

Kathleen décrit le Nord comme un endroit accueillant, authentique, peuplé de gens qui travaillent fort et profitent de la vie.

« J’adore le côté un peu rude de la région, dit-elle. Ce sont des gens qui aiment travailler dur, mais qui savent aussi s’amuser encore plus. »

Alors que certains considèrent le Nord comme une région isolée, Kathleen y voit autre chose. Pour elle, la combinaison d’un travail épanouissant, d’occasions d’apprentissage infinies et d’un fort sentiment d’appartenance est précisément la raison pour laquelle elle est revenue, et celle pour laquelle elle est restée.

« On ne s’en rend vraiment compte qu’une fois qu’on est venu ici et qu’on l’a vécu, explique Kathleen. Les gens viennent ici parce qu’ils s’y sentent chez eux. C’est une vie simple. On y trouve des amis et une communauté, et c’est ce qui nous attire. »

Si vous êtes prêt à évoluer professionnellement, à tisser de nouveaux liens et à changer de mode de vie, cela pourrait être votre prochain grand pas. Communiquez avec un agent de recrutement pour en savoir plus ou postulez dès aujourd’hui!

Des soins axés sur la communauté offerts en français

Nos histoires

Alexa Harvey

Étudiante en pharmacie

« C’est vraiment spécial de revenir ici, affirme-t-elle. Cela me donne l’occasion de servir les communautés dans lesquelles j’ai grandi.

Le fait que je puisse interagir en français avec les patients peut vraiment les rassurer et les aider à se sentir plus à l’aise et en sécurité pour les conversations délicates. »

Alexa And Dominique

Dominique, HCRRO Recruteuse Professionelle (à gauche) et Alexa, étudiante en pharmacie (à droite)

Des soins axés sur la communauté offerts en français

Avec Alexa Harvey, étudiante en pharmacie

Alexa Harvey a découvert la pharmacie tout simplement, en travaillant comme caissière dans la petite pharmacie communautaire de sa ville natale, St-Pierre-Jolys, au Manitoba. C’est là, dans cette communauté bilingue très soudée, que son intérêt pour les soins de santé a pris forme.

« J’adore la science et aider les gens, explique Alexa en souriant. La pharmacie semblait m’offrir le parfait équilibre, en combinant le savoir clinique et les soins utiles et axés sur les patients ».

Le parcours d’Alexa a toujours été ancré dans son identité francophone. Alexa a fait ses études en français, de la maternelle à la douzième année, à St-Pierre-Jolys, avant d’entrer à l’Université de Saint-Boniface, à Winnipeg. Lorsqu’elle a entamé son doctorat en pharmacie, elle a choisi le programme francophone de l’Université d’Ottawa, où elle a poursuivi ses études dans sa langue maternelle tout en découvrant la vie dans une autre province.

Aujourd’hui étudiante de deuxième année, Alexa est revenue dans le sud du Manitoba pour effectuer un stage en hôpital dans le service d’urgence de l’Hôpital Bethesda, à Steinbach, fermant ainsi la boucle en retrouvant la région qui avait vu éclore son intérêt pour la profession.

Alexa Harvey working at a computer

« C’est vraiment spécial de revenir ici, affirme-t-elle. Cela me donne l’occasion de servir les communautés dans lesquelles j’ai grandi. Le fait que je puisse interagir en français avec les patients peut vraiment les rassurer et les aider à se sentir plus à l’aise et en sécurité pour les conversations délicates. »

Le stage en milieu rural d’Alexa à l’Hôpital Bethesda lui a ouvert les yeux sur la diversité et l’intensité du travail en dehors des centres urbains. Par rapport aux environnements plus spécialisés, les soins fournis dans un cadre rural placent les praticiennes et les praticiens face à des patients ayant un plus vaste éventail de besoins.

« Dans un cadre rural, on voit vraiment un peu de tout, explique Alexa. C’est vraiment une expérience d’apprentissage précieuse, car vous n’êtes pas limités à un seul type de cas. Vous apprenez constamment et vous vous améliorez en tant que professionnels des soins de santé. »

Travailler dans un hôpital, et plus particulièrement dans un service d’urgence, a également décuplé l’enthousiasme et la détermination d’Alexa vis-à-vis de sa formation.

« Le rythme est trépidant et complètement différent par rapport à celui d’une pharmacie communautaire, explique-t-elle. Vous faites partie de l’équipe de soins, vous formulez des recommandations en temps réel et vous collaborez directement avec les médecins, le personnel infirmier et les autres professionnels. Tout le monde essaie d’atteindre le meilleur résultat possible pour les patients. »

Alexa ajoute que la nature collaborative du travail en hôpital est l’un de ses plus grands avantages. « Vous ne faites pas que distribuer des médicaments. Vous participez activement aux décisions sur les soins fournis aux patients. Pouvoir communiquer en face-à-face avec l’équipe de soins de santé fait une énorme différence. »

« J’apprends beaucoup mieux par la pratique. Le fait de travailler dans ce service, d’entendre les discussions, de voir comment les décisions sont prises, c’est comme ça que tout s’emboîte dans ma tête. »

Même quand elle ne participe pas directement à un cas, Alexa apprécie simplement d’être présente en tant qu’étudiante, d’absorber des connaissances, de poser des questions, et d’acquérir de l’assurance.

« Tous les jours, j’apprends quelque chose de nouveau. C’est passionnant de penser au type de pharmacienne que je suis en train de devenir. »

Pour la suite de ses études en pharmacie, Alexa recherche surtout des occasions de travailler dans des collectivités francophones, là où elle sait qu’elle peut apporter un vrai plus.

« J’adorerais continuer à travailler là où je peux utiliser le français, affirme‑t‑elle. C’est quelque chose de vraiment gratifiant. »

Vous voulez changer les choses dans les deux langues officielles?

Partout au Manitoba, les professionnelles et professionnels bilingues de la santé jouent un rôle essentiel dans la création d’un milieu de soins sûr, accessible et adapté aux réalités culturelles. C’est particulièrement vrai dans les collectivités rurales. Fournissez des soins qui rapprochent vraiment les gens et devenez membre d’une équipe qui améliore la vie des patients au quotidien.

Communiquez avec une agente ou un agent de recrutement bilingue du Bureau de rétention et de recrutement en soins de santé du Manitoba afin de découvrir les possibilités de carrière bilingue dans le domaine des soins de santé au Manitoba.

Une décision audacieuse

Nos histoires

Shama Paul

Assistante Clinique

« Pour nous, le Canada représentait l’opportunité, la sécurité et la chance de bâtir quelque chose qui ait un sens.

Cette fois, je n’avais aucun plan : seulement le sentiment inébranlable que c’était ce que je devais faire. »

Shama

Une décision audacieuse

avec Shama Paul

Quand Shama Paul est arrivée au Canada en 2020, elle transportait bien plus que ses bagages : elle apportait aussi son expérience, en tant que médecin de famille ayant soigné des patients dans des milieux urbains, suburbains et ruraux, ainsi que la lourde responsabilité d’avoir exercé comme médecin en première ligne durant la pandémie de COVID-19 dans son pays d’origine.

 « Ce que je n’avais pas? songe-t-elle. Une idée claire des prochaines étapes de ma vie. »

Pour Shama, immigrer au Canada faisait partie de son histoire bien avant son arrivée.

 « Je rêvais du Canada depuis la quatrième année, avoue-t-elle. Je me rappelle avoir dit qu’un jour, je vivrais là-bas, et au fil des années, j’ai discrètement porté ce rêve en moi. Mes parents ont travaillé sans relâche et ont fini par obtenir le statut d’immigration, dans l’espoir d’un avenir plus sûr et plus stable pour notre famille. »  « Pour nous, le Canada représentait l’opportunité, la sécurité et la chance de bâtir quelque chose qui ait un sens. 

Shama Paul

Shama a grandi à Abu Dhabi, étudié la médecine en Malaisie, puis achevé ses études tout en pratiquant la médecine au Bangladesh. Comme de nombreux médecins formés à l’étranger, elle a dû composer avec l’incertitude quant à ce que lui réserverait son avenir au Canada. 

Elle s’est d’abord installée à Toronto, en Ontario, où elle a occupé divers emplois le temps de s’établir. Néanmoins, elle demeurait déterminée à rester dans le domaine de la santé et à trouver un moyen de mettre à profit sa formation médicale.

« Au fond de moi, je savais que je n’en avais pas fini avec la pratique clinique, dit-elle. À ce moment-là, je ne savais pas par où commencer pour obtenir mon permis d’exercice. Tout cela me paraissait écrasant et incertain. »

Une conversation avec une amie installée au Manitoba lui a fait découvrir le poste d’assistante clinique (AC), dont elle n’avait jamais entendu parler auparavant. Curieuse et pleine d’espoir, elle a commencé à explorer les possibilités qui s’offraient à elle.

« Le silence. Le rejet. Plus de silence », se souvient Shama. Puis tout a changé.

Après avoir terminé ses examens d’agrément médical en septembre 2024, Shama a pris une décision audacieuse.

 

« Ce mois de septembre là, à peine quelques heures après un long examen de 6,5 heures, j’ai fait mes bagages et j’ai pris la route de Winnipeg dès le lendemain matin, laissant derrière moi ma famille, ma zone de confort et le rythme familier de la vie en Ontario. » 

« Ironiquement, j’ai toujours été une planificatrice méticuleuse, ajoute-t-elle. Mais cette fois-ci, je n’avais aucun plan. Seulement le sentiment inébranlable que c’était ce que je devais faire. »

 « Et c’était la meilleure décision de ma vie », confie-t-elle.

À Winnipeg, Shama était plus déterminée que jamais. Elle s’est rendue dans des cliniques situées près de son lieu de séjour pour remettre son curriculum vitæ en personne, tout en poursuivant ses candidatures en ligne.

Sa persévérance a porté ses fruits. Aujourd’hui, Shama pratique en médecine familiale auprès des patients hospitalisés et en soins d’urgence à l’Hôpital Victoria, où elle travaille depuis plus d’un an.

« Chaque jour, je ressens de la gratitude — envers Dieu, ma famille et mes collègues extraordinaires qui me soutiennent et m’inspirent, confie-t-elle. La médecine, encore une fois, me donne le sentiment d’être à ma place. »

« Il y a quelque chose de profondément épanouissant dans le fait de pratiquer avec empathie, de contribuer de manière significative aux soins des patients et d’aider les médecins superviseurs à résoudre des problèmes allant de petites énigmes cliniques à des défis médicaux complexes. »

Après une pause, elle ajoute : « Ce sentiment d’avoir une raison d’être? Il n’a pas de prix. »

En dehors du travail, le Manitoba l’a également agréablement surprise.

« La nature est époustouflante ici. La quiétude vous permet de respirer, de réfléchir et de grandir, dit-elle. Au cours des derniers mois, j’ai exploré une grande partie de la province, et j’aime sa force tranquille et sa disposition bienveillante. »

Shama a trouvé un nouveau sens à son travail; elle reconnaît que le chemin n’a pas été simple ni sans détours, mais qu’il en valait finalement la peine. En repensant à son parcours, elle donne un conseil :

« On ne regrette que les risques que l’on ne prend pas. Parfois, les meilleures décisions sont celles que l’on prend spontanément, qui sont guidées par la foi, la résilience et le courage de foncer. »

Avec conviction, elle ajoute : « Lorsqu’on est destiné à la médecine, elle finit toujours par nous ramener à elle. »

Des questions sur votre propre trajectoire?

Si vous êtes un médecin formé à l’étranger et que vous envisagez de vous installer au Manitoba, le Bureau de rétention et de recrutement en soins de santé est là pour vous accompagner dans votre démarche d’accès à la pratique au Manitoba. Communiquez avec un agent de recrutement afin d’en apprendre davantage sur les postes d’assistant clinique, les parcours d’obtention du permis d’exercice et les possibilités offertes partout dans la province.

La prochaine étape de votre carrière en médecine pourrait naître d’une simple conversation. Prenez contact avec un agent de recrutement dès aujourd’hui.

Au-delà des médicaments

Nos histoires

Chauntal deRocquigny

La pharmacienne

« À l’hôpital, on fait partie d’une équipe : on collabore directement avec les médecins, le personnel infirmier et d’autres spécialistes, on surveille des traitements complexes et on applique chaque jour des connaissances cliniques approfondies.

On voit l’impact immédiat de notre travail sur les soins aux patients, et c’est incroyablement gratifiant »

Chauntal et ses collègues, Jackie (à gauche) et Jessica (à droite)

Au-delà des médicaments

avec Chauntal deRocquigny

Quand la cloche sonne dans l’aire de jeux d’Action cancer Manitoba, la clinique pédiatrique éclate en applaudissements. C’est un moment fort dans la fin des traitements pour les patients de la clinique et leurs familles. Pour la pharmacienne Chauntal de Rocquigny, c’est l’un des moments les plus marquants de son travail.

« Pour les familles qui viennent de recevoir un diagnostic, cette cloche leur donne de l’espoir, a confié Mme deRocquigny. C’est un moment de célébration inspirant, un objectif à atteindre. Je me souviens d’une maman qui m’avait dit avoir entendu la cloche sonner au tout début de leur traitement. Elle pensait qu’ils n’arriveraient jamais à ce jour-là. Et puis, soudainement, c’était eux qui la faisaient sonner ».

Depuis 15 ans, Mme deRocquigny aide des enfants et leurs familles à composer avec des protocoles de chimiothérapie complexes, des effets secondaires et le fardeau émotionnel d’un diagnostic de cancer. Son rôle va bien au-delà de la simple distribution de médicaments. Elle dresse des calendriers de soins personnalisés, surveille l’innocuité pharmacologique et assure le suivi de la prise des médicaments. Elle travaille en étroite collaboration avec les oncologues et le personnel infirmier, tout en rencontrant régulièrement les familles.

Les liens profonds qu’elle tisse avec ses patients et leurs familles nourrissent sa passion pour son travail et expliquent pourquoi elle a choisi un emploi au sein même du système de santé.

Chauntal

« J’adore travailler avec les enfants et leurs familles. C’est un honneur pour moi d’accompagner ces jeunes patients dans leurs soins. En général, je les suis de près pendant environ trois ans et c’est incroyablement gratifiant de les voir prendre des forces et s’épanouir une fois la rémission atteinte. C’est un grand privilège pour moi de pouvoir assister à leur évolution au fil des ans, tout en sachant que j’ai pu contribuer positivement à leurs soins ».

En tant que Franco-Manitobaine, Mme deRocquigny met de plus en plus ses compétences linguistiques au service des familles, en particulier de nouveaux arrivants dont le français est la langue principale. Elle accompagne les familles dans leurs démarches au sein du régime d’assurance-médicaments du Manitoba et leur explique, dans leur propre langue, les détails complexes liés aux traitements médicaux.

« Lorsque les familles s’aperçoivent que je peux tout leur expliquer dans leur langue, leurs visages s’illuminent, raconte Mme deRocquigny. C’est une immense source de satisfaction que d’allier ces deux volets de mon identité, ma profession et ma francophonie, au cœur de ma pratique ».

Si l’oncologie pédiatrique est éprouvante sur le plan émotionnel, Mme deRocquigny estime que son travail est profondément valorisant.

« Les enfants sont incroyablement résilients, dit-elle. Même quand leur bilan sanguin est bas et qu’ils devraient être épuisés, ils sautent partout et jouent. Tout ce qu’ils souhaitent, c’est vivre leur vie d’enfant ».

Dans les hôpitaux du Manitoba, les pharmaciens mettent à profit leur expertise spécialisée pour influer directement sur les décisions cliniques et nouer des liens solides au sein des équipes multidisciplinaires. Grâce aux occasions de travailler auprès de populations diverses et à des cas complexes, chaque journée est une source de défis, d’apprentissage et d’accomplissement profond.

Évoquant son propre parcours, de la pharmacie communautaire à la pharmacie en milieu hospitalier, Mme deRocquigny explique : « La pharmacie communautaire a été un excellent point de départ. On apprend à connaître ses patients, on les aide avec leurs médicaments et on bâtit des liens solides. Mais à l’hôpital, on fait partie d’une équipe : on collabore directement avec les médecins, le personnel infirmier et d’autres spécialistes, on surveille des traitements complexes et on applique chaque jour des connaissances cliniques approfondies. On voit l’impact immédiat de notre travail sur les soins aux patients, et c’est incroyablement gratifiant ».

Aux étudiants qui envisagent une carrière en pharmacie hospitalière, Mme deRocquigny, qui enseigne également à la faculté de pharmacie de l’Université du Manitoba, offre le conseil suivant : « Soyez ouverts aux nouveaux défis et aux occasions qui se présenteront à vous. N’hésitez pas à vous lancer. On apprend énormément par la pratique et la formation en cours d’emploi ; c’est un métier où l’on se perfectionne chaque jour sur le terrain ».

Mme deRocquigny ajoute : « Quand j’ai commencé à travailler pour Action cancer Manitoba, je n’étais pas certaine d’être prête pour l’oncologie pédiatrique — et maintenant, je ne pourrais plus m’imaginer faire autre chose! Chaque jour, je rentre chez moi forte du sentiment d’avoir apporté une contribution positive au parcours de soins d’un patient ».

Au fil du temps, le travail de Mme deRocquigny a façonné sa façon d’aborder la vie en dehors de la clinique.

« Mon métier m’apprend vraiment à savourer chaque instant : promener le chien, voir ses enfants grandir en pleine santé… Ce sont ces petits bonheurs qui sont les plus précieux. »

Pour Chauntal deRocquigny, la pharmacie, c’est bien plus que des médicaments et des schémas posologiques. C’est avant tout une question de liens, de réconfort et de cheminement aux côtés des familles, de l’incertitude du diagnostic jusqu’à la joie d’entendre la cloche sonner.

Vous envisagez une carrière en pharmacie ?

Partout au Manitoba, les pharmaciens jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des patients à chaque étape de la vie et dans tous les milieux de soins. Ce sont des éducateurs, des défenseurs et des partenaires de confiance au sein du système de santé. Si vous vous sentez interpellé par l’impact du travail de pharmacien et que vous souhaitez explorer une carrière en pharmacie au Manitoba, entrez en contact avec un agent du recrutement pour en savoir plus sur les occasions qui s’offrent à vous au Manitoba.

Envisager un avenir au Manitoba

Nos histoires

Sean ten Kate

Orthoptiste

« Ici, l’équipe de la clinique ophtalmologique pour enfants est tricotée serrée.

C’est ce qui a fait toute la différence. Je ne crois pas avoir pu trouver un tel esprit d’équipe ailleurs. C’est comme avoir une deuxième famille loin de la maison. »

Sean with Welkom to Winnipeg sign

Envisager un avenir au Manitoba

avec Sean ten Kate

Certaines des meilleures aventures ne sont pas planifiées, elles sont découvertes. Pour Sean ten Kate, devenir orthoptiste — une profession que peu de gens ont entendu parler — et se bâtir une vie au Manitoba n’était pas une aventure qu’il avait prévue. Ce fut plutôt un saut dans l’inconnu qui l’a transporté à l’autre bout du monde et l’a mené à une carrière et à un sentiment d’appartenance auxquels il ne s’attendait pas.

Originaire des Pays-Bas, Sean a suivi une formation en orthoptie, une profession hautement spécialisée dans le domaine de l’ophtalmologie qui se penche sur la coordination des yeux, les troubles du mouvement oculaire et le développement de la vision chez les enfants. Au cours de ses études, il a effectué un stage international à Saskatoon, une expérience qui a piqué son intérêt à se bâtir un avenir au Canada.

« J’ai vécu trois mois et demi à Saskatoon — en plein hiver », dit Sean en riant. « Ce n’est pas le climat, mais plutôt les gens qui m’ont fait réaliser qu’au Canada je pourrais me sentir comme chez moi. 

Sean

Sean a découvert l’orthoptie par hasard et au fil du temps, il a réalisé dans quelle mesure ce travail est personnel. « Lorsque j’étais enfant, j’ai dû avoir une opération pour corriger un désalignement des yeux. Le moment où j’ai fait le lien entre ma propre expérience et ce travail, c’est là que cela a vraiment cliqué », déclare-t-il. « Maintenant, je peux aider les enfants et les adultes qui ont des troubles semblables et je peux leur proposer des options de traitement en tant que professionnel de la santé et d’après mon expérience personnelle. »

Aujourd’hui, Sean travaille principalement en ophtalmologie pédiatrique au Centre des sciences de la santé et sur rotation au Centre de santé Misericordia à Winnipeg, où chaque jour est différent.

« Il y a toujours quelque chose à élucider », explique-t-il. « Chaque patient est un comme un casse-tête et c’est ce qui rend mon travail intéressant. »

En 2022, Sean a complété ses examens de certification canadiens, tant à l’oral qu’à l’écrit, à distance depuis les Pays-Bas. Dès qu’il a réussi ces examens, il a commencé à postuler des emplois partout au Canada.

« En l’espace de quelques jours, le personnel du bureau de recrutement et de maintien en poste de la main-d’œuvre de la santé du Manitoba m’a contacté », affirme-t-il. « Depuis les entrevues jusqu’à l’immigration, je savais toujours quelle était la prochaine étape. » Et par un heureux hasard, Sean a eu l’occasion de rencontrer en personne Shelby, gestionnaire provinciale du bureau de recrutement et de maintien en poste, laquelle participait à un événement international sur l’émigration qui se tenait aux Pays-Bas. Grâce à cette rencontre fortuite, le Manitoba n’était plus qu’une simple idée, mais une possibilité réelle et atteignable.
Avec le soutien du bureau de recrutement et de maintien en poste et de son nouvel employeur, Sean a navigué l’immigration et la réinstallation au Manitoba, et il est arrivé dans la province en 2023.

« Ici, l’équipe de la clinique ophtalmologique pour enfants est tricotée serrée », dit-il. « C’est ce qui a fait toute la différence. Je ne crois pas avoir pu trouver un tel esprit d’équipe ailleurs. C’est comme avoir une deuxième famille loin de la maison. »

Un grand nombre des collègues directs de Sean à la clinique ophtalmologique pour enfants viennent de diverses parties du Canada et d’ailleurs dans le monde, ce qui crée un sentiment chaleureux et immédiat d’appartenance et d’inclusion dès le premier jour.

« Ils m’ont réellement aidé à me sentir chez moi rapidement », déclare-t-il. « Je suis ici pour y rester, car je suis au bon endroit. »

Maintenant qu’il a élu domicile au Manitoba, Sean a prolongé son permis de travail au début de 2025 et a récemment présenté sa demande de résidence permanente. Sean a un conseil simple pour les autres professionnels de la santé formés à l’étranger qui envisagent de travailler au Manitoba :

« Allez-y! Foncez! Cela a été une belle expérience pour moi. » Sean sourit et fait une pause. « Même les hivers ne sont pas si pires. On s’y habitue! »

Sean and his team
Sean et ses collègues orthoptistes ont profité d’une soirée cinéma pour voir Elio, un film mettant en scène un jeune personnage portant un cache-œil.

Pensez-vous à faire une carrière au Manitoba?

Si vous êtes un professionnel de la santé formé à l’étranger et que vous envisagez de bâtir une carrière au Manitoba, le bureau de recrutement et de maintien en poste de la main-d’œuvre de la santé du Manitoba est là pour vous appuyer.

Entrez en contact avec un agent de recrutement bilingue pour en apprendre davantage sur les possibilités de carrière, l’obtention du permis d’exercice et le soutien à la réinstallation, afin d’amorcer votre propre brillant parcours au Manitoba.

« J’ai toujours voulu vivre au Canada! »

Nos histoires

Adenike Adefila

Infirmière Psychiatrique

« En déménageant au Manitoba et en faisant partie d’un système de soins de santé, je me suis en quelque sorte jointe à une communauté, dit-elle.

Je fais la connaissance de personnes aux antécédents très variés qui aiment toutes ce qu’elles font. Si vous avez l’ardent désir de prendre soin d’autrui et que vous voulez faire avancer les choses, devenez infirmier ou infirmière ici. »

adenike

« J’ai toujours voulu vivre au Canada! »

Le cheminement de l’infirmière Adenike jusqu’au Manitoba

Alors qu’elle grandissait au Nigéria, Adenike Adefila n’a jamais imaginé que la profession d’infirmière ferait partie de son avenir. Tout cela a changé pendant sa dernière année d’études secondaires, quand sa mère est tombée malade. Adenike a passé un mois à son chevet à l’hôpital; cette période allait déterminer l’orientation de sa vie.

« C’était la première fois que je voyais vraiment des infirmières à l’œuvre, a déclaré Adenike. L’une d’elles s’est particulièrement distinguée des autres : elle faisait preuve de passion, de gentillesse et de solidarité. Elle est devenue une mentore pour moi. »

Cette expérience a tout changé. Ce qui a commencé comme un épisode familial difficile est bientôt devenu un objectif de vie. Adenike a décidé de devenir infirmière et, au fil du temps, elle a acquis une passion pour les soins infirmiers psychiatriques et les soins de santé mentale.

Après avoir terminé sa formation d’infirmière au Nigéria, Adenike a poursuivi son cheminement professionnel au Royaume-Uni (R.-U.), où elle est devenue infirmière autorisée en santé mentale et a travaillé en cette capacité.

« Tous ceux et celles qui me connaissent savent que j’ai toujours voulu vivre au Canada. L’expérience acquise au R.-U. a été un tremplin pour moi », a expliqué Adenike.

Pour Adenike, l’objectif poursuivi a toujours été de venir au Canada. Attirée par un système de soins de santé fondé sur des valeurs telles que la compassion, la possibilité de progresser et la diversité, elle a perçu le Canada comme un endroit où elle pourrait s’épanouir professionnellement, tout en bâtissant une vie enrichissante pour sa famille.

Après avoir discuté du déménagement avec son époux et ses enfants, ils ont décidé à l’unanimité d’aider Adenike à réaliser ses rêves. Quand ils ont comparé les provinces les unes aux autres, c’est le Manitoba qui a le plus retenu leur attention par sa clarté, son ouverture d’esprit et son accueil. Quand elle est arrivée au Manitoba pour subir son examen sur les soins infirmiers psychiatriques, elle s’y est tout simplement sentie à l’aise.

« J’ai eu l’impression d’être chez moi, a-t-elle déclaré. La diversité, l’affabilité et la cordialité m’ont frappée. J’ai pu voir ma famille vivre ici. »

Qu’il s’agisse du sentiment de communauté ou de la gentillesse des collègues, Adenike décrit le Manitoba comme étant un endroit où les gens se soucient vraiment les uns des autres. Elle remercie l’équipe du Bureau de rétention et de recrutement en soins de santé qui lui a facilité sa transition et qui l’a soutenue quand il s’est agi d’étudier les offres d’emploi, de comprendre les échéanciers et de s’y retrouver dans les dédales de l’immigration.

« Cette équipe a été phénoménale, affirme-t-elle. Elle m’a aidée à trouver le bon poste pour moi, pendant que j’attendais l’obtention de ma résidence permanente. Cet appui m’a été on ne peut plus précieux. »

En décembre 2024, Adenike et sa famille sont arrivés à Selkirk (Manitoba), en plein hiver des Prairies, caractérisé par ses habituelles températures sous zéro.

« Quand je suis sortie de l’aéroport, il faisait moins 34 degrés Celsius», dit-elle en riant. « Je me suis demandé si j’avais commis une erreur.

Avec le changement de saisons, cette première impression due au froid s’est adoucie. Sa famille et elle se sont laissé apprivoiser par le Manitoba grâce aux activités communautaires et aux collègues qui les ont aidés à s’établir. Grâce à ces nouveaux contacts, Adenike et sa famille ont vite eu le sentiment d’être chez elles.

Le slogan « Le Manitoba amical » traduit bien la réalité, dit-elle en souriant. Nous sommes ici chez nous maintenant. »

Adenike outside

Adenike a trouvé sa place au Centre de santé mentale de Selkirk, où elle est infirmière psychiatrique de l’équipe volante : elle y réussit bien grâce à la gamme variée des tâches et aux possibilités d’en apprendre toujours plus en travaillant dans de multiples services, y compris les unités de soins actifs, d’examens médico-légaux et de soins spécialisés.

« Animée d’un esprit d’aventure, j’aime bien passer d’un secteur à l’autre, faire la connaissance de nouvelles personnes et acquérir de nouvelles compétences. »

Adenike a ajouté ceci : « C’est quand j’ai l’occasion d’aider quelqu’un qui est totalement abattu à traverser ses heures les plus sombres que je vis les moments les plus enrichissants. Il ne s’agit pas simplement de gagner ma vie, mais surtout d’avoir un effet positif sur celle d’autrui. »

Pour Adenike, le cheminement qui l’a amenée du Nigéria au Royaume-Uni puis au Manitoba n’a jamais été entravé par la distance, car elle était à la recherche d’un chez-soi. C’est exactement ce qu’elle a trouvé : un endroit où ses compétences sont estimées, où sa famille est appuyée et où elle continue de s’épanouir à titre d’infirmière.

« En déménageant au Manitoba et en faisant partie d’un système de soins de santé, je me suis en quelque sorte jointe à une communauté, dit-elle. Je fais la connaissance de personnes aux antécédents très variés qui aiment toutes ce qu’elles font. Si vous avez l’ardent désir de prendre soin d’autrui et que vous voulez faire avancer les choses, devenez infirmier ou infirmière ici. »

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Partout dans la province, le personnel infirmier fait bénéficier chaque patient ou patiente, à chaque quart de travail, de ses compétences, de sa compassion et de son engagement. Son travail renforce les collectivités et fait en sorte que la population manitobaine reçoive des soins de haute qualité axés sur les patients et les patientes quand elle en a le plus besoin. Afin d’en savoir plus sur la façon de vous bâtir une carrière enrichissante dans le domaine des soins infirmiers au Manitoba, consultez notre page sur les carrières d’infirmier et d’infirmière.

Se donner un but profond au Manitoba, au Canada

Nos histoires

« Si vous souhaitez donner un but profond à l’exercice de votre profession — si vous voulez influer positivement sur la vie des personnes qui ont le plus besoin de soins —, venez au Manitoba : c’est un endroit où vous pourrez le faire. »

Dr Jesse Krikorian

Médecin de famille

Jesse Dr. Jesse Krikorian

Se donner un but profond au Manitoba, au Canada

par le Dr Jesse Krikorian

Quand le Dr Jesse Krikorian est arrivé à Winnipeg cet été, il ne s’agissait pas uniquement pour lui d’un choix de carrière; il prenait plutôt la décision de se consacrer à un type de médecine qu’il se sentait appelé à pratiquer.

« Pour moi, c’est un choix de carrière déterminé par une volonté d’offrir autant d’aide que possible aux personnes qui en avaient le plus besoin », nous a confié le Dr Krikorian.

En tant que médecin de famille titulaire d’une bourse de recherche en médecine communautaire mettant notamment l’accent sur la santé des personnes transgenres, le Dr Krikorian est venu intentionnellement au Manitoba pour servir des patients dans un système où la compassion va de pair avec l’accès.

« Je ne peux pas exprimer à quel point je suis soulagé de ne pas avoir à me soucier de ce qu’il en coûte à mes patients pour venir me voir, souligne le Dr Krikorian. J’ai l’impression de pratiquer ma profession dans un endroit où ma conscience a sa place. »

La médecine n’a pas été le premier choix de carrière du Dr Krikorian. À l’origine, il a reçu une formation d’ingénieur; il avait depuis longtemps envisagé de retourner en classe, mais ce furent ses propres expériences vécues à titre de patient, et les injustices dont il a été témoin, qui l’ont en fin de compte amené à changer d’orientation.

Dr. Jesse Krikorian at airport

« J’ai compris que, si j’entrais à la faculté de médecine, j’aurais beaucoup plus de moyens d’opérer ce virage, a expliqué le Dr Krikorian. Je suis donc retourné en classe pour voir ce qui arriverait, et me voici! »

L’approche des soins adoptée par le Dr Krikorian est maintenant ancrée dans la défense des droits, la compassion et des expériences vécues.

« J’ai été patient avant d’être médecin. J’espère ne jamais perdre cette perspective. Je sais à quel point il peut être stressant d’entrer dans le cabinet d’un médecin, surtout si l’on a vécu des expériences pénibles. Quand je peux amener une personne à se sentir à l’aise et écoutée, c’est alors que mon travail est le plus gratifiant. »

Quand le Dr Krikorian a commencé à explorer les possibilités qui existaient au Canada, c’est la ville de Winnipeg — et, en particulier, la Klinic Community Health (Santé communautaire Klinic), qui offrait un soutien communautaire fondé sur une équipe et prenant en compte les traumatismes — qui a attiré son attention.

« Je voulais vraiment travailler quelque part où je m’adonnerais à la médecine communautaire et où je m’occuperais beaucoup de la santé des personnes transgenres. La Klinic m’offre cette possibilité, et je n’arrivais nulle part ailleurs à trouver une correspondance aussi harmonieuse. »

Repartir à zéro dans un nouvel endroit n’est jamais simple, mais le Dr Krikorian nous a confié que cette transition a été plus facile pour lui ici que jamais lors de ses déménagements antérieurs. Depuis son arrivée, le Dr Krikorian a trouvé un accueil chaleureux à Winnipeg – « et oui, dit-il en riant, le Manitoba mérite tout à fait sa réputation de province amicale ».

À la Klinic, Dr Krikorian peut pratiquer sa profession d’une façon différente, axée sur le temps consacré aux patients et sur la conversation et l’établissement de relations avec eux. Grâce à des rendez-vous plus longs, à un régime salarial et à l’intégration de l’aide fournie par des travailleurs sociaux et par des services de counseling et de crises, il peut fournir des soins sans le faire à la course.

« Mes patients traversent souvent des épisodes médicaux et sociaux complexes. Il importe que j’aie le temps de m’asseoir avec eux, pour comprendre ce qui se passe dans leur vie, et que j’établisse des liens de confiance avec eux. »

Les murs de la salle d’examen du Dr Krikorian sont ornés d’œuvres d’art — dont certaines font partie de sa collection et d’autres sont de son cru. Cela lui rappelle que les gens investissent toute leur personne dans leur travail et que les carrières les plus enrichissantes sont celles où le cœur et l’intellect sont en harmonie.

Le Dr Krikorian adresse un message simple aux médecins qui songent à venir au Manitoba :

« Si vous souhaitez donner un but profond à l’exercice de votre profession — si vous voulez influer positivement sur la vie des personnes qui ont le plus besoin de soins —, venez au Manitoba : c’est un endroit où vous pourrez le faire. »

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Des œuvres d’art dans la salle d’examen de Dr Krikorian

L’histoire de Danielle

Nos histoires

Je savais que je voulais aider les gens. La profession d’ambulancière paramédicale m’a paru un choix tout à fait naturel. J’adore savoir que je peux apporter du soleil dans la vie de quelqu’un qui traverse une mauvaise journée.

Danielle

Travailleur paramédical en soins primaire

Danielle

L’histoire de Danielle

Je savais que je voulais aider les gens. La profession d’ambulancière paramédicale m’a paru un choix tout à fait naturel. J’adore savoir que je peux apporter du soleil dans la vie de quelqu’un qui traverse une mauvaise journée.

C’est l’emploi de mon époux qui nous a amenés au Manitoba et, quand nous sommes arrivés, j’ai découvert que j’avais ici des possibilités de renforcer mes compétences à titre d’ambulancière paramédicale de première ligne.

Danielle Hockey

Au cours des dix dernières années, j’ai travaillé à partir du poste local des services médicaux d’urgence (SMU) dans une petite localité rurale. Ce poste est situé à quelques pâtés de maisons d’où j’habite et j’adore l’équipe dont je fais partie; nous nous entendons tellement bien! Cette relation est primordiale parce que nous devons pouvoir compter les uns sur les autres et intervenir dans toutes sortes de situations d’urgence.

Dans une localité rurale, les ambulanciers paramédicaux constituent parfois la ressource la plus proche. Il arrive que la salle d’urgence se trouve à une bonne distance d’où nous sommes; je suis donc heureuse de pouvoir utiliser toute la gamme de mes compétences et capacités pour aider les gens jusqu’à notre arrivée à l’hôpital. Je pense aussi que la diversité des appels auxquels nous répondons — appels de particuliers, d’établissements industriels et de commerces —– suscite de nouveaux défis qui enrichissent nos compétences et notre expérience.

Je sais que je possède les compétences et la capacité d’aider quelqu’un, et cela représente un volet vraiment enrichissant de mon travail. Il n’y a jamais deux jours de suite qui se ressemblent.

Le Manitoba nous a ouvert bien des portes. Nous y avons fondé une famille et trouvé des amis qui sont comme des membres de notre famille et nous nous sommes vraiment immergés dans la vie communautaire et sportive de la localité.

Il y a un lac à une vingtaine de minutes de notre maison, dans toutes les directions, ce qui nous procure un accès facile à la pêche, à la randonnée pédestre et nautique, au camping et à la chasse. Nos filles se tiennent occupées en jouant au hockey et au baseball, et le coût des activités est abordable ici; nous pouvons donc les faire bénéficier des programmes parascolaires.

Nous avons vraiment fait du Manitoba notre province d’adoption.

Quand vous êtes une première intervenante dans une petite localité, les gens savent qui vous êtes et vous remercient de votre travail. Je suis vraiment fière de pouvoir servir ma communauté. C’est pour moi un grand honneur.

J’ai toujours rêvé d’être ambulancière paramédicale et de voir mes enfants grandir comme je l’ai fait — toujours à l’extérieur avec beaucoup de place pour l’aventure. J’ai l’impression que nous vivons cette vision dans une communauté à laquelle je suis tellement fière d’appartenir.

-Danielle