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Au-delà des médicaments

Nos histoires

Chauntal deRocquigny

La pharmacienne

« À l’hôpital, on fait partie d’une équipe : on collabore directement avec les médecins, le personnel infirmier et d’autres spécialistes, on surveille des traitements complexes et on applique chaque jour des connaissances cliniques approfondies.

On voit l’impact immédiat de notre travail sur les soins aux patients, et c’est incroyablement gratifiant »

Chauntal et ses collègues, Jackie (à gauche) et Jessica (à droite)

Au-delà des médicaments

avec Chauntal deRocquigny

Quand la cloche sonne dans l’aire de jeux d’Action cancer Manitoba, la clinique pédiatrique éclate en applaudissements. C’est un moment fort dans la fin des traitements pour les patients de la clinique et leurs familles. Pour la pharmacienne Chauntal de Rocquigny, c’est l’un des moments les plus marquants de son travail.

« Pour les familles qui viennent de recevoir un diagnostic, cette cloche leur donne de l’espoir, a confié Mme deRocquigny. C’est un moment de célébration inspirant, un objectif à atteindre. Je me souviens d’une maman qui m’avait dit avoir entendu la cloche sonner au tout début de leur traitement. Elle pensait qu’ils n’arriveraient jamais à ce jour-là. Et puis, soudainement, c’était eux qui la faisaient sonner ».

Depuis 15 ans, Mme deRocquigny aide des enfants et leurs familles à composer avec des protocoles de chimiothérapie complexes, des effets secondaires et le fardeau émotionnel d’un diagnostic de cancer. Son rôle va bien au-delà de la simple distribution de médicaments. Elle dresse des calendriers de soins personnalisés, surveille l’innocuité pharmacologique et assure le suivi de la prise des médicaments. Elle travaille en étroite collaboration avec les oncologues et le personnel infirmier, tout en rencontrant régulièrement les familles.

Les liens profonds qu’elle tisse avec ses patients et leurs familles nourrissent sa passion pour son travail et expliquent pourquoi elle a choisi un emploi au sein même du système de santé.

Chauntal

« J’adore travailler avec les enfants et leurs familles. C’est un honneur pour moi d’accompagner ces jeunes patients dans leurs soins. En général, je les suis de près pendant environ trois ans et c’est incroyablement gratifiant de les voir prendre des forces et s’épanouir une fois la rémission atteinte. C’est un grand privilège pour moi de pouvoir assister à leur évolution au fil des ans, tout en sachant que j’ai pu contribuer positivement à leurs soins ».

En tant que Franco-Manitobaine, Mme deRocquigny met de plus en plus ses compétences linguistiques au service des familles, en particulier de nouveaux arrivants dont le français est la langue principale. Elle accompagne les familles dans leurs démarches au sein du régime d’assurance-médicaments du Manitoba et leur explique, dans leur propre langue, les détails complexes liés aux traitements médicaux.

« Lorsque les familles s’aperçoivent que je peux tout leur expliquer dans leur langue, leurs visages s’illuminent, raconte Mme deRocquigny. C’est une immense source de satisfaction que d’allier ces deux volets de mon identité, ma profession et ma francophonie, au cœur de ma pratique ».

Si l’oncologie pédiatrique est éprouvante sur le plan émotionnel, Mme deRocquigny estime que son travail est profondément valorisant.

« Les enfants sont incroyablement résilients, dit-elle. Même quand leur bilan sanguin est bas et qu’ils devraient être épuisés, ils sautent partout et jouent. Tout ce qu’ils souhaitent, c’est vivre leur vie d’enfant ».

Dans les hôpitaux du Manitoba, les pharmaciens mettent à profit leur expertise spécialisée pour influer directement sur les décisions cliniques et nouer des liens solides au sein des équipes multidisciplinaires. Grâce aux occasions de travailler auprès de populations diverses et à des cas complexes, chaque journée est une source de défis, d’apprentissage et d’accomplissement profond.

Évoquant son propre parcours, de la pharmacie communautaire à la pharmacie en milieu hospitalier, Mme deRocquigny explique : « La pharmacie communautaire a été un excellent point de départ. On apprend à connaître ses patients, on les aide avec leurs médicaments et on bâtit des liens solides. Mais à l’hôpital, on fait partie d’une équipe : on collabore directement avec les médecins, le personnel infirmier et d’autres spécialistes, on surveille des traitements complexes et on applique chaque jour des connaissances cliniques approfondies. On voit l’impact immédiat de notre travail sur les soins aux patients, et c’est incroyablement gratifiant ».

Aux étudiants qui envisagent une carrière en pharmacie hospitalière, Mme deRocquigny, qui enseigne également à la faculté de pharmacie de l’Université du Manitoba, offre le conseil suivant : « Soyez ouverts aux nouveaux défis et aux occasions qui se présenteront à vous. N’hésitez pas à vous lancer. On apprend énormément par la pratique et la formation en cours d’emploi ; c’est un métier où l’on se perfectionne chaque jour sur le terrain ».

Mme deRocquigny ajoute : « Quand j’ai commencé à travailler pour Action cancer Manitoba, je n’étais pas certaine d’être prête pour l’oncologie pédiatrique — et maintenant, je ne pourrais plus m’imaginer faire autre chose! Chaque jour, je rentre chez moi forte du sentiment d’avoir apporté une contribution positive au parcours de soins d’un patient ».

Au fil du temps, le travail de Mme deRocquigny a façonné sa façon d’aborder la vie en dehors de la clinique.

« Mon métier m’apprend vraiment à savourer chaque instant : promener le chien, voir ses enfants grandir en pleine santé… Ce sont ces petits bonheurs qui sont les plus précieux. »

Pour Chauntal deRocquigny, la pharmacie, c’est bien plus que des médicaments et des schémas posologiques. C’est avant tout une question de liens, de réconfort et de cheminement aux côtés des familles, de l’incertitude du diagnostic jusqu’à la joie d’entendre la cloche sonner.

Vous envisagez une carrière en pharmacie ?

Partout au Manitoba, les pharmaciens jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des patients à chaque étape de la vie et dans tous les milieux de soins. Ce sont des éducateurs, des défenseurs et des partenaires de confiance au sein du système de santé. Si vous vous sentez interpellé par l’impact du travail de pharmacien et que vous souhaitez explorer une carrière en pharmacie au Manitoba, entrez en contact avec un agent du recrutement pour en savoir plus sur les occasions qui s’offrent à vous au Manitoba.

Envisager un avenir au Manitoba

Nos histoires

Sean ten Kate

Orthoptiste

« Ici, l’équipe de la clinique ophtalmologique pour enfants est tricotée serrée.

C’est ce qui a fait toute la différence. Je ne crois pas avoir pu trouver un tel esprit d’équipe ailleurs. C’est comme avoir une deuxième famille loin de la maison. »

Sean with Welkom to Winnipeg sign

Envisager un avenir au Manitoba

avec Sean ten Kate

Certaines des meilleures aventures ne sont pas planifiées, elles sont découvertes. Pour Sean ten Kate, devenir orthoptiste — une profession que peu de gens ont entendu parler — et se bâtir une vie au Manitoba n’était pas une aventure qu’il avait prévue. Ce fut plutôt un saut dans l’inconnu qui l’a transporté à l’autre bout du monde et l’a mené à une carrière et à un sentiment d’appartenance auxquels il ne s’attendait pas.

Originaire des Pays-Bas, Sean a suivi une formation en orthoptie, une profession hautement spécialisée dans le domaine de l’ophtalmologie qui se penche sur la coordination des yeux, les troubles du mouvement oculaire et le développement de la vision chez les enfants. Au cours de ses études, il a effectué un stage international à Saskatoon, une expérience qui a piqué son intérêt à se bâtir un avenir au Canada.

« J’ai vécu trois mois et demi à Saskatoon — en plein hiver », dit Sean en riant. « Ce n’est pas le climat, mais plutôt les gens qui m’ont fait réaliser qu’au Canada je pourrais me sentir comme chez moi. 

Sean

Sean a découvert l’orthoptie par hasard et au fil du temps, il a réalisé dans quelle mesure ce travail est personnel. « Lorsque j’étais enfant, j’ai dû avoir une opération pour corriger un désalignement des yeux. Le moment où j’ai fait le lien entre ma propre expérience et ce travail, c’est là que cela a vraiment cliqué », déclare-t-il. « Maintenant, je peux aider les enfants et les adultes qui ont des troubles semblables et je peux leur proposer des options de traitement en tant que professionnel de la santé et d’après mon expérience personnelle. »

Aujourd’hui, Sean travaille principalement en ophtalmologie pédiatrique au Centre des sciences de la santé et sur rotation au Centre de santé Misericordia à Winnipeg, où chaque jour est différent.

« Il y a toujours quelque chose à élucider », explique-t-il. « Chaque patient est un comme un casse-tête et c’est ce qui rend mon travail intéressant. »

En 2022, Sean a complété ses examens de certification canadiens, tant à l’oral qu’à l’écrit, à distance depuis les Pays-Bas. Dès qu’il a réussi ces examens, il a commencé à postuler des emplois partout au Canada.

« En l’espace de quelques jours, le personnel du bureau de recrutement et de maintien en poste de la main-d’œuvre de la santé du Manitoba m’a contacté », affirme-t-il. « Depuis les entrevues jusqu’à l’immigration, je savais toujours quelle était la prochaine étape. » Et par un heureux hasard, Sean a eu l’occasion de rencontrer en personne Shelby, gestionnaire provinciale du bureau de recrutement et de maintien en poste, laquelle participait à un événement international sur l’émigration qui se tenait aux Pays-Bas. Grâce à cette rencontre fortuite, le Manitoba n’était plus qu’une simple idée, mais une possibilité réelle et atteignable.
Avec le soutien du bureau de recrutement et de maintien en poste et de son nouvel employeur, Sean a navigué l’immigration et la réinstallation au Manitoba, et il est arrivé dans la province en 2023.

« Ici, l’équipe de la clinique ophtalmologique pour enfants est tricotée serrée », dit-il. « C’est ce qui a fait toute la différence. Je ne crois pas avoir pu trouver un tel esprit d’équipe ailleurs. C’est comme avoir une deuxième famille loin de la maison. »

Un grand nombre des collègues directs de Sean à la clinique ophtalmologique pour enfants viennent de diverses parties du Canada et d’ailleurs dans le monde, ce qui crée un sentiment chaleureux et immédiat d’appartenance et d’inclusion dès le premier jour.

« Ils m’ont réellement aidé à me sentir chez moi rapidement », déclare-t-il. « Je suis ici pour y rester, car je suis au bon endroit. »

Maintenant qu’il a élu domicile au Manitoba, Sean a prolongé son permis de travail au début de 2025 et a récemment présenté sa demande de résidence permanente. Sean a un conseil simple pour les autres professionnels de la santé formés à l’étranger qui envisagent de travailler au Manitoba :

« Allez-y! Foncez! Cela a été une belle expérience pour moi. » Sean sourit et fait une pause. « Même les hivers ne sont pas si pires. On s’y habitue! »

Sean and his team
Sean et ses collègues orthoptistes ont profité d’une soirée cinéma pour voir Elio, un film mettant en scène un jeune personnage portant un cache-œil.

Pensez-vous à faire une carrière au Manitoba?

Si vous êtes un professionnel de la santé formé à l’étranger et que vous envisagez de bâtir une carrière au Manitoba, le bureau de recrutement et de maintien en poste de la main-d’œuvre de la santé du Manitoba est là pour vous appuyer.

Entrez en contact avec un agent de recrutement bilingue pour en apprendre davantage sur les possibilités de carrière, l’obtention du permis d’exercice et le soutien à la réinstallation, afin d’amorcer votre propre brillant parcours au Manitoba.

« J’ai toujours voulu vivre au Canada! »

Nos histoires

Adenike Adefila

Infirmière Psychiatrique

« En déménageant au Manitoba et en faisant partie d’un système de soins de santé, je me suis en quelque sorte jointe à une communauté, dit-elle.

Je fais la connaissance de personnes aux antécédents très variés qui aiment toutes ce qu’elles font. Si vous avez l’ardent désir de prendre soin d’autrui et que vous voulez faire avancer les choses, devenez infirmier ou infirmière ici. »

adenike

« J’ai toujours voulu vivre au Canada! »

Le cheminement de l’infirmière Adenike jusqu’au Manitoba

Alors qu’elle grandissait au Nigéria, Adenike Adefila n’a jamais imaginé que la profession d’infirmière ferait partie de son avenir. Tout cela a changé pendant sa dernière année d’études secondaires, quand sa mère est tombée malade. Adenike a passé un mois à son chevet à l’hôpital; cette période allait déterminer l’orientation de sa vie.

« C’était la première fois que je voyais vraiment des infirmières à l’œuvre, a déclaré Adenike. L’une d’elles s’est particulièrement distinguée des autres : elle faisait preuve de passion, de gentillesse et de solidarité. Elle est devenue une mentore pour moi. »

Cette expérience a tout changé. Ce qui a commencé comme un épisode familial difficile est bientôt devenu un objectif de vie. Adenike a décidé de devenir infirmière et, au fil du temps, elle a acquis une passion pour les soins infirmiers psychiatriques et les soins de santé mentale.

Après avoir terminé sa formation d’infirmière au Nigéria, Adenike a poursuivi son cheminement professionnel au Royaume-Uni (R.-U.), où elle est devenue infirmière autorisée en santé mentale et a travaillé en cette capacité.

« Tous ceux et celles qui me connaissent savent que j’ai toujours voulu vivre au Canada. L’expérience acquise au R.-U. a été un tremplin pour moi », a expliqué Adenike.

Pour Adenike, l’objectif poursuivi a toujours été de venir au Canada. Attirée par un système de soins de santé fondé sur des valeurs telles que la compassion, la possibilité de progresser et la diversité, elle a perçu le Canada comme un endroit où elle pourrait s’épanouir professionnellement, tout en bâtissant une vie enrichissante pour sa famille.

Après avoir discuté du déménagement avec son époux et ses enfants, ils ont décidé à l’unanimité d’aider Adenike à réaliser ses rêves. Quand ils ont comparé les provinces les unes aux autres, c’est le Manitoba qui a le plus retenu leur attention par sa clarté, son ouverture d’esprit et son accueil. Quand elle est arrivée au Manitoba pour subir son examen sur les soins infirmiers psychiatriques, elle s’y est tout simplement sentie à l’aise.

« J’ai eu l’impression d’être chez moi, a-t-elle déclaré. La diversité, l’affabilité et la cordialité m’ont frappée. J’ai pu voir ma famille vivre ici. »

Qu’il s’agisse du sentiment de communauté ou de la gentillesse des collègues, Adenike décrit le Manitoba comme étant un endroit où les gens se soucient vraiment les uns des autres. Elle remercie l’équipe du Bureau de rétention et de recrutement en soins de santé qui lui a facilité sa transition et qui l’a soutenue quand il s’est agi d’étudier les offres d’emploi, de comprendre les échéanciers et de s’y retrouver dans les dédales de l’immigration.

« Cette équipe a été phénoménale, affirme-t-elle. Elle m’a aidée à trouver le bon poste pour moi, pendant que j’attendais l’obtention de ma résidence permanente. Cet appui m’a été on ne peut plus précieux. »

En décembre 2024, Adenike et sa famille sont arrivés à Selkirk (Manitoba), en plein hiver des Prairies, caractérisé par ses habituelles températures sous zéro.

« Quand je suis sortie de l’aéroport, il faisait moins 34 degrés Celsius», dit-elle en riant. « Je me suis demandé si j’avais commis une erreur.

Avec le changement de saisons, cette première impression due au froid s’est adoucie. Sa famille et elle se sont laissé apprivoiser par le Manitoba grâce aux activités communautaires et aux collègues qui les ont aidés à s’établir. Grâce à ces nouveaux contacts, Adenike et sa famille ont vite eu le sentiment d’être chez elles.

Le slogan « Le Manitoba amical » traduit bien la réalité, dit-elle en souriant. Nous sommes ici chez nous maintenant. »

Adenike outside

Adenike a trouvé sa place au Centre de santé mentale de Selkirk, où elle est infirmière psychiatrique de l’équipe volante : elle y réussit bien grâce à la gamme variée des tâches et aux possibilités d’en apprendre toujours plus en travaillant dans de multiples services, y compris les unités de soins actifs, d’examens médico-légaux et de soins spécialisés.

« Animée d’un esprit d’aventure, j’aime bien passer d’un secteur à l’autre, faire la connaissance de nouvelles personnes et acquérir de nouvelles compétences. »

Adenike a ajouté ceci : « C’est quand j’ai l’occasion d’aider quelqu’un qui est totalement abattu à traverser ses heures les plus sombres que je vis les moments les plus enrichissants. Il ne s’agit pas simplement de gagner ma vie, mais surtout d’avoir un effet positif sur celle d’autrui. »

Pour Adenike, le cheminement qui l’a amenée du Nigéria au Royaume-Uni puis au Manitoba n’a jamais été entravé par la distance, car elle était à la recherche d’un chez-soi. C’est exactement ce qu’elle a trouvé : un endroit où ses compétences sont estimées, où sa famille est appuyée et où elle continue de s’épanouir à titre d’infirmière.

« En déménageant au Manitoba et en faisant partie d’un système de soins de santé, je me suis en quelque sorte jointe à une communauté, dit-elle. Je fais la connaissance de personnes aux antécédents très variés qui aiment toutes ce qu’elles font. Si vous avez l’ardent désir de prendre soin d’autrui et que vous voulez faire avancer les choses, devenez infirmier ou infirmière ici. »

Partout dans la province, le personnel infirmier fait bénéficier chaque patient ou patiente, à chaque quart de travail, de ses compétences, de sa compassion et de son engagement. Son travail renforce les collectivités et fait en sorte que la population manitobaine reçoive des soins de haute qualité axés sur les patients et les patientes quand elle en a le plus besoin. Afin d’en savoir plus sur la façon de vous bâtir une carrière enrichissante dans le domaine des soins infirmiers au Manitoba, consultez notre page sur les carrières d’infirmier et d’infirmière.

Se donner un but profond au Manitoba, au Canada

Nos histoires

« Si vous souhaitez donner un but profond à l’exercice de votre profession — si vous voulez influer positivement sur la vie des personnes qui ont le plus besoin de soins —, venez au Manitoba : c’est un endroit où vous pourrez le faire. »

Dr Jesse Krikorian

Médecin de famille

Jesse Dr. Jesse Krikorian

Se donner un but profond au Manitoba, au Canada

par le Dr Jesse Krikorian

Quand le Dr Jesse Krikorian est arrivé à Winnipeg cet été, il ne s’agissait pas uniquement pour lui d’un choix de carrière; il prenait plutôt la décision de se consacrer à un type de médecine qu’il se sentait appelé à pratiquer.

« Pour moi, c’est un choix de carrière déterminé par une volonté d’offrir autant d’aide que possible aux personnes qui en avaient le plus besoin », nous a confié le Dr Krikorian.

En tant que médecin de famille titulaire d’une bourse de recherche en médecine communautaire mettant notamment l’accent sur la santé des personnes transgenres, le Dr Krikorian est venu intentionnellement au Manitoba pour servir des patients dans un système où la compassion va de pair avec l’accès.

« Je ne peux pas exprimer à quel point je suis soulagé de ne pas avoir à me soucier de ce qu’il en coûte à mes patients pour venir me voir, souligne le Dr Krikorian. J’ai l’impression de pratiquer ma profession dans un endroit où ma conscience a sa place. »

La médecine n’a pas été le premier choix de carrière du Dr Krikorian. À l’origine, il a reçu une formation d’ingénieur; il avait depuis longtemps envisagé de retourner en classe, mais ce furent ses propres expériences vécues à titre de patient, et les injustices dont il a été témoin, qui l’ont en fin de compte amené à changer d’orientation.

Dr. Jesse Krikorian at airport

« J’ai compris que, si j’entrais à la faculté de médecine, j’aurais beaucoup plus de moyens d’opérer ce virage, a expliqué le Dr Krikorian. Je suis donc retourné en classe pour voir ce qui arriverait, et me voici! »

L’approche des soins adoptée par le Dr Krikorian est maintenant ancrée dans la défense des droits, la compassion et des expériences vécues.

« J’ai été patient avant d’être médecin. J’espère ne jamais perdre cette perspective. Je sais à quel point il peut être stressant d’entrer dans le cabinet d’un médecin, surtout si l’on a vécu des expériences pénibles. Quand je peux amener une personne à se sentir à l’aise et écoutée, c’est alors que mon travail est le plus gratifiant. »

Quand le Dr Krikorian a commencé à explorer les possibilités qui existaient au Canada, c’est la ville de Winnipeg — et, en particulier, la Klinic Community Health (Santé communautaire Klinic), qui offrait un soutien communautaire fondé sur une équipe et prenant en compte les traumatismes — qui a attiré son attention.

« Je voulais vraiment travailler quelque part où je m’adonnerais à la médecine communautaire et où je m’occuperais beaucoup de la santé des personnes transgenres. La Klinic m’offre cette possibilité, et je n’arrivais nulle part ailleurs à trouver une correspondance aussi harmonieuse. »

Repartir à zéro dans un nouvel endroit n’est jamais simple, mais le Dr Krikorian nous a confié que cette transition a été plus facile pour lui ici que jamais lors de ses déménagements antérieurs. Depuis son arrivée, le Dr Krikorian a trouvé un accueil chaleureux à Winnipeg – « et oui, dit-il en riant, le Manitoba mérite tout à fait sa réputation de province amicale ».

À la Klinic, Dr Krikorian peut pratiquer sa profession d’une façon différente, axée sur le temps consacré aux patients et sur la conversation et l’établissement de relations avec eux. Grâce à des rendez-vous plus longs, à un régime salarial et à l’intégration de l’aide fournie par des travailleurs sociaux et par des services de counseling et de crises, il peut fournir des soins sans le faire à la course.

« Mes patients traversent souvent des épisodes médicaux et sociaux complexes. Il importe que j’aie le temps de m’asseoir avec eux, pour comprendre ce qui se passe dans leur vie, et que j’établisse des liens de confiance avec eux. »

Les murs de la salle d’examen du Dr Krikorian sont ornés d’œuvres d’art — dont certaines font partie de sa collection et d’autres sont de son cru. Cela lui rappelle que les gens investissent toute leur personne dans leur travail et que les carrières les plus enrichissantes sont celles où le cœur et l’intellect sont en harmonie.

Le Dr Krikorian adresse un message simple aux médecins qui songent à venir au Manitoba :

« Si vous souhaitez donner un but profond à l’exercice de votre profession — si vous voulez influer positivement sur la vie des personnes qui ont le plus besoin de soins —, venez au Manitoba : c’est un endroit où vous pourrez le faire. »

art

Des œuvres d’art dans la salle d’examen de Dr Krikorian

L’histoire de Danielle

Nos histoires

Je savais que je voulais aider les gens. La profession d’ambulancière paramédicale m’a paru un choix tout à fait naturel. J’adore savoir que je peux apporter du soleil dans la vie de quelqu’un qui traverse une mauvaise journée.

Danielle

Travailleur paramédical en soins primaire

Danielle

L’histoire de Danielle

Je savais que je voulais aider les gens. La profession d’ambulancière paramédicale m’a paru un choix tout à fait naturel. J’adore savoir que je peux apporter du soleil dans la vie de quelqu’un qui traverse une mauvaise journée.

C’est l’emploi de mon époux qui nous a amenés au Manitoba et, quand nous sommes arrivés, j’ai découvert que j’avais ici des possibilités de renforcer mes compétences à titre d’ambulancière paramédicale de première ligne.

Danielle Hockey

Au cours des dix dernières années, j’ai travaillé à partir du poste local des services médicaux d’urgence (SMU) dans une petite localité rurale. Ce poste est situé à quelques pâtés de maisons d’où j’habite et j’adore l’équipe dont je fais partie; nous nous entendons tellement bien! Cette relation est primordiale parce que nous devons pouvoir compter les uns sur les autres et intervenir dans toutes sortes de situations d’urgence.

Dans une localité rurale, les ambulanciers paramédicaux constituent parfois la ressource la plus proche. Il arrive que la salle d’urgence se trouve à une bonne distance d’où nous sommes; je suis donc heureuse de pouvoir utiliser toute la gamme de mes compétences et capacités pour aider les gens jusqu’à notre arrivée à l’hôpital. Je pense aussi que la diversité des appels auxquels nous répondons — appels de particuliers, d’établissements industriels et de commerces —– suscite de nouveaux défis qui enrichissent nos compétences et notre expérience.

Je sais que je possède les compétences et la capacité d’aider quelqu’un, et cela représente un volet vraiment enrichissant de mon travail. Il n’y a jamais deux jours de suite qui se ressemblent.

Le Manitoba nous a ouvert bien des portes. Nous y avons fondé une famille et trouvé des amis qui sont comme des membres de notre famille et nous nous sommes vraiment immergés dans la vie communautaire et sportive de la localité.

Il y a un lac à une vingtaine de minutes de notre maison, dans toutes les directions, ce qui nous procure un accès facile à la pêche, à la randonnée pédestre et nautique, au camping et à la chasse. Nos filles se tiennent occupées en jouant au hockey et au baseball, et le coût des activités est abordable ici; nous pouvons donc les faire bénéficier des programmes parascolaires.

Nous avons vraiment fait du Manitoba notre province d’adoption.

Quand vous êtes une première intervenante dans une petite localité, les gens savent qui vous êtes et vous remercient de votre travail. Je suis vraiment fière de pouvoir servir ma communauté. C’est pour moi un grand honneur.

J’ai toujours rêvé d’être ambulancière paramédicale et de voir mes enfants grandir comme je l’ai fait — toujours à l’extérieur avec beaucoup de place pour l’aventure. J’ai l’impression que nous vivons cette vision dans une communauté à laquelle je suis tellement fière d’appartenir.

-Danielle

L’histoire de Jenny et de Neil

Nos histoires

Nos racines sont ici maintenant, et nous sommes fiers de travailler dans les Prairies et d’y élever nos filles.

Jenny

Infirmière praticienne

L’histoire de Jenny et de Neil

Nous n’avions pas idée qu’à la faveur d’un court contrat dans les prairies canadiennes, nous allions nous créer une vie et fonder une famille dans une petite localité du Manitoba. C’est l’accueil chaleureux de la localité qui a retenu notre attention initialement. Un collègue infirmier local est devenu un ami proche de nous deux pendant notre période passée ici. Il semblait vraiment souhaiter que nous envisagions de rester plus longtemps. Au cours du printemps qui a suivi notre arrivée, il nous a fait visiter la localité pour nous donner une bonne idée de la vie que nous pourrions y construire.

Nous avions toujours rêvé de posséder une grande terre, mais cela nous semblait impossible dans l’une ou l’autre de nos provinces natales. Quand nous avons commencé à regarder les listes de propriétés au Manitoba, nous avons eu du mal à croire à quel point elles étaient abordables. Nous avons même pensé qu’il manquait des zéros dans les prix annoncés! Nous avons pu acheter une propriété de 85 acres et créer la vie que nous avions toujours imaginée.

Il ne nous manque rien ici, et nous ne pouvons pas croire que plus de gens n’aient pas découvert cet endroit.

Nous vivons au Manitoba depuis maintenant presque 14 ans, et au cours de cette période, nous avons construit la maison de nos rêves, fondé une famille et exploité une ferme d’agrément. Nos deux filles ont des possibilités ici qui ne nous auraient pas été aussi accessibles ailleurs. Nous avons autour de nous ce merveilleux espace et de la place pour avoir des chevaux et faire des explorations en moto tout-terrain. Nous avons même un accès facile au ski alpin (oui, dans les Prairies). L’aventure est littéralement à notre porte.

La communauté nous a beaucoup appuyés, sur les plans personnel et professionnel. Chaque fois que nous avons décidé de prendre des mesures pour avancer dans nos carrières — par exemple, en retournant à l’école ou en nous préparant à un poste de gestionnaire —, nous avons bénéficié d’un soutien extraordinaire de la part des collègues et des membres de la communauté. Cela nous a permis de nous épanouir en tant que membres du personnel infirmier et nous a procuré la chance d’élaborer et de mettre en œuvre de nouveaux programmes et services qui, selon nous, répondront aux besoins de notre communauté.

Quand nous avons décidé à l’origine de nous établir au Manitoba, nous avions un plan de dix ans. Dix années ont passé et, en cours de route, nous nous sommes posé la question suivante : « Pourquoi chercher ailleurs? Nous avons ici de merveilleux amis, une famille et des appuis communautaires, et nos filles sont nées et ont été élevées au Manitoba. »

Il ne nous manque rien ici, et nous ne pouvons pas croire que plus de gens n’aient pas découvert cet endroit.

-Jenny et Neil

Jenny Neil

Du Minnesota au Manitoba

Nos histoires

« J’ai rencontré tellement de gens aimables et serviables, autant à l’hôpital que dans la communauté et dans l’équipe de recrutement. Ce fut une grande adaptation, mais je ne me suis jamais sentie seule. »

Emily

Infirmière

Emily in front of a welcome to the team sign

Du Minnesota au Manitoba

avec Emily, infirmière autorisée

Lorsqu’Emily, une infirmière autorisée, a plié bagage et est parti du Minnesota pour s’installer au Manitoba, elle a fait plus que franchir une frontière, elle a amorcé un nouveau chapitre de sa vie.

« Je suis tombée amoureuse d’un Canadien », dit-elle en riant. « La raison initiale pour laquelle je suis allé habiter dans le nord n’avait rien à voir avec ma carrière d’infirmière, mais je crois être exactement où je devais être. »

Après quatre années à la clinique Mayo, Emily s’est jointe à l’équipe de ressources médicales à l’Hôpital Saint-Boniface. En l’espace de seulement quelques mois, elle dit se sentir déjà comme chez elle à Winnipeg.

« C’est drôle, car les gens croient que le Canada est si loin. Mais mes parents vivent à seulement six heures et demie de route. Honnêtement, je me sens comme si j’avais déménagé au Midwest du Canada, car tout est familier et accueillant. »

Shelby And Emily
Shelby, Responsable provincial du le Bureau de rétention et de recrutement en soins de santé, avec Emily

Naviguer la transition transfrontalière a pris du temps et de la patience, mais une fois que Emily est entrée en contact avec le bureau de rétention et de recrutement et de maintien en poste de la main-d’œuvre de la santé du Manitoba, tout a commencé à se mettre en place.

« Le processus de transfert du permis d’exercice en soins infirmiers était complètement nouveau pour moi », explique-t-elle. « Au début, j’étais confuse, car il avait beaucoup de paperasse et d’étapes. Cependant, tout a changé lorsque j’ai pris contact avec Shelby et Mohammed du bureau de recrutement et de maintien en poste de la main-d’œuvre de la santé du Manitoba. J’ai enfin pu souffler, car j’avais leur appui. »

« Ils ont répondu à toutes mes questions et étaient là pour moi à chaque étape du processus. Leur soutien était plus que des courriels et des appels téléphoniques utiles. Ils voulaient sincèrement me rencontrer et comprendre mon cheminement. »

Emily partage maintenant les coordonnées du bureau de recrutement et de maintien en poste de la main-d’œuvre de la santé du Manitoba avec ses anciens collègues qui sont curieux à l’idée de faire le grand saut.

« J’ai des amis qui m’ont contacté après avoir vu des annonces pour des postes d’infirmières et d’infirmiers au Canada. Je leur dis que ça vaut la peine. »  

 L’expérience d’Emily à la clinique Mayo, l’un des hôpitaux les mieux dotés en ressources aux États-Unis, lui a donné une fondation solide, mais lui a également ouvert les yeux sur une façon différente de pratiquer les sciences infirmières au Manitoba. 

« À la clinique Mayo, on dispose de toutes les ressources imaginables. Il y a des équipes pour tout. Mais l’envers de la médaille est que l’on perd un peu de compétences pratiques. Ici, j’utilise davantage toutes les activités qui me sont réservées par mon permis d’exercice. C’est tout un défi, mais c’est valorisant. »

Emily sourit en se rappelant sa première journée à l’Hôpital Saint-Boniface. « Je devais immédiatement mettre en place trois lignes IV et ça faisait longtemps que j’avais effectué cet acte. J’étais nerveuse, mais ça m’a rappelé pourquoi j’aime la profession d’infirmière. Le contact avec les patients est beaucoup plus étroit. »

« Cette connexion est encore plus forte au Manitoba », dit-elle. « Je ne me fie pas seulement sur la technologie. Je parle à mes patients pour comprendre leurs besoins. Ça fait du bien de retrouver l’aspect humain des soins. »

Emily explique l’une des plus grandes différences entre les systèmes de soins de santé.

« Aux États-Unis, je me demandais si un patient avait les moyens financiers pour payer son traitement. Ça me trottait toujours dans la tête. Ici, les soins ne sont pas liés à la situation financière du patient. C’est une différence majeure. Je peux me concentrer entièrement sur la personne en face de moi. »

Le soutien donné aux nouvelles recrues au Manitoba a également fait une grande différence pour Emily. En effet, les programmes de recrutement et de maintien du personnel infirmier du Manitoba offrent une aide financière au déménagement et des subventions pour le perfectionnement professionnel. Dans le cadre de son processus d’intégration en tant qu’infirmière formée à l’étranger, elle a complété un cours de réintégration en soins infirmiers par l’entremise du Red River College Polytechnic, une expérience qui, selon elle, a renforcé sa confiance en elle et sa compréhension du système de santé canadien.  

« Ce cours était formidable », déclare-t-elle. « Il m’a aidé à comprendre le système de santé du Canada, la santé autochtone et la façon dont les rôles diffèrent ici. Chaque semaine, je me sens de plus en plus en confiance. »

Depuis l’inscription d’Emily à l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Manitoba (CRNM), le Manitoba a facilité le processus d’obtention du permis d’exercice pour les infirmières et infirmiers agréés aux États-Unis, grâce à un parcours d’inscription accéléré (en anglais) pour les postulants formés et pratiquant aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Irlande et en Nouvelle-Zélande.  

Welcome to Canada Goodies

Emily se prépare à affronter son premier hiver complet à Winnipeg, mais elle dit que le sentiment d’appartenance à la communauté a été bien plus chaleureux qu’elle s’attendait.  

« J’ai rencontré tellement de gens aimables et serviables, autant à l’hôpital que dans la communauté et dans l’équipe de recrutement. Ce fut une grande adaptation, mais je ne me suis jamais sentie seule. »

Son conseil aux autres infirmières et infirmiers américains qui songent à déménager au Manitoba

« N’hésitez pas. Contactez rapidement le bureau de recrutement et accordez-vous du temps pour le processus d’obtention du permis d’exercice. C’est beaucoup de changement, mais ça vaut vraiment la peine du point de vue professionnel et personnel. »

Explorez les occasions d’emploi en sciences infirmières au Manitoba et contactez notre équipe de recrutement à healthcareersmanitoba.ca/fr.

L’histoire de Chao

Nos histoires

À titre d’infirmière volante, je peux passer du temps dans des endroits que je n’aurais sans doute jamais visités autrement, pour m’y occuper de patients et de patientes qui ont en commun un profond sens de la communauté. À cause de cela, je suis reconnaissante de ce que j’ai et de ce que je suis capable d’offrir.

Chao

Infirmière dans l’Équipe volante provinciale en soins infirmiers

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L’histoire de Chao

Je n’étais pas infirmière depuis très longtemps quand j’ai entendu parler de l’Équipe volante provinciale en soins infirmiers. En tant qu’infirmière diplômée, je cherchais des possibilités d’emploi souples, mais je voulais aussi faire l’essai de différents milieux de travail avant de décider de l’endroit où je voudrais en fin de compte m’épanouir dans ma carrière.

J’ai d’abord travaillé au Centre des sciences de la santé (CSS), soit le plus grand hôpital du Manitoba. Les compétences que j’ai acquises au CSS et dans mes rôles précédents d’aide-soignante et d’infirmière non diplômée m’ont préparée à fournir des soins dans divers établissements de santé. Au CSS, j’ai fait la connaissance de patientes et de patients venus de toutes les régions de la province et je leur ai prodigué des soins. Je les entendais parler de diverses villes et régions où ils vivaient, et cela m’a beaucoup incitée à me joindre à l’Équipe volante provinciale en soins infirmiers.

Je suis à même de choisir mon propre horaire de travail et les endroits qui m’intéressent. On me verse une indemnité de kilométrage et l’on me paie le temps que je passe en déplacement (si je me rends à plus de 50 km de mon adresse domiciliaire).

À titre d’infirmière volante, je peux passer du temps dans des endroits que je n’aurais sans doute jamais visités autrement, pour m’y occuper de patients et de patientes qui ont en commun un profond sens de la communauté. À cause de cela, je suis reconnaissante de ce que j’ai et de ce que je suis capable d’offrir.

Chao

Il existe d’innombrables occasions de travailler aux côtés de merveilleuses personnes intéressantes qui vivent près ou loin de moi. J’ai l’impression d’avoir fait le tour du monde et je suis étonnée des connaissances que j’ai acquises grâce à ce programme. Le travail en milieu rural donne lieu à une approche différente de la profession infirmière.

Je crois que les moments où je prodigue des soins, qu’il s’agisse d’appliquer un petit pansement ou de fournir une aide dans un service des urgences au rythme frénétique, sont ceux où nous touchons d’une façon significative la vie des patients et des patientes. Ces moments ont façonné ma croissance en tant qu’infirmière itinérante, et une parole du Mahatma Gandhi me revient souvent à l’esprit : « La meilleure façon de se trouver soi-même, c’est de se perdre dans l’altruisme ».

Cependant, il peut arriver un moment où vous vous demandez si vous devriez continuer dans la même voie, et puis vous regardez autour de vous et constatez que vos collègues sont toujours là pour vous soutenir et que vous feriez la même chose pour eux. Les leçons et les compétences que j’ai eu le privilège d’apprendre et d’acquérir auprès des personnes que j’ai rencontrées ont à coup sûr influé sur ma vie personnelle et ma vie professionnelle : elles m’ont amenée à faire preuve d’humilité et de gentillesse ainsi que d’une curiosité et d’une compassion continues.

À titre de membres du personnel infirmier, nous pouvons travailler à peu près à n’importe quel endroit que nous choisissons au Manitoba. Par conséquent, j’ai pu découvrir la région d’Entre-les-Lacs, y compris les merveilleux couchers de soleil des prairies, les rivières tranquilles et les parcours sereins en voiture. Je vous assure que j’ai toujours hâte de commencer mon prochain quart de travail.

Tellement de possibilités s’offrent aux infirmiers et aux infirmières qui veulent donner plus d’ampleur à leur carrière au Manitoba. Mettez vos chaussures et, de grâce, n’ayez pas peur de faire l’essai de quelque chose de nouveau : les résultats pourraient vous surprendre! Soyez toutes et tous les bienvenus à l’Équipe volante provinciale en soins infirmiers! Merci de m’avoir lue!

– Chao-Yu Hu, infirmière dans l’Équipe volante provinciale en soins infirmiers

L’histoire de Lolia

Nos histoires

En travaillant dans le Nord, j’ai vécu une expérience incroyablement enrichissante. Dès mon arrivée, le personnel m’a accueillie à bras ouverts.

Lolia

Infirmière, Équipe volante provinciale en soins infirmiers

L’histoire de Lolia

J’ai passé les cinq premières années de ma carrière d’infirmière au Service des urgences pour adultes du Centre des sciences de la santé, mais je rêvais de travailler dans le Nord du Manitoba. J’imaginais un rôle qui m’offrirait de la souplesse, tout en me permettant d’établir un contact avec les patients et le personnel dans une petite localité où je pourrais voir les effets de mon travail. Quand j’ai entendu parler de l’Équipe volante provinciale en soins infirmiers, j’ai pensé que c’était exactement ce que je cherchais.

En travaillant dans le Nord, j’ai vécu une expérience incroyablement enrichissante. Dès mon arrivée, le personnel m’a accueillie à bras ouverts. Cela m’a facilité mon établissement, et j’ai rapidement noué des amitiés qui dépassent maintenant le cadre hospitalier. Nous nous réunissons après le travail, et j’ai maintenant presque l’impression de travailler avec des membres de ma famille, et chaque fois, c’est comme revenir à la maison.

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Pendant mes temps libres, j’adore le fait que je peux aller explorer la fascinante beauté naturelle de la région. Il y a de très nombreux lacs et rivières tranquilles pour s’adonner à la pêche et à des excursions nautiques, sans compter les sentiers pédestres époustouflants. Un de mes endroits favoris se trouve aux chutes Pisew. Il y a là de magnifiques chutes d’eau près desquelles on peut tout simplement s’asseoir, se détendre et admirer les environs.

À titre d’infirmière itinérante, j’ai plus de latitude pour décider où et quand je veux travailler. Cela me procure la souplesse voulue pour harmoniser mon horaire avec les réunions spéciales en famille et avec mes amis. La découverte de cet équilibre a été vraiment importante pour moi. Je peux entretenir de solides liens avec mes proches, tout en élargissant ma gamme de compétences dans de nouveaux établissements.

Lolia

“Pendant mes temps libres, j’adore le fait que je peux aller explorer la fascinante beauté naturelle de la région. Il y a de très nombreux lacs et rivières tranquilles pour s’adonner à la pêche et à des excursions nautiques, sans compter les sentiers pédestres époustouflants.”

Chaque établissement où je me rends m’apporte une nouvelle possibilité d’apprendre. J’aime rendre visite à différents hôpitaux et faire l’expérience de nouveaux environnements. Le travail aux côtés de diverses équipes de soins de santé a non seulement enrichi mes compétences et mes acquis liés aux soins intensifs, mais il a aussi approfondi ma compréhension du fonctionnement de différents systèmes. Cela me permet de rester motivée et d’aspirer à toujours en apprendre davantage.

Je commence chaque voyage en faisant connaître mes disponibilités au répartiteur. Il s’occupe des détails logistiques — faire les réservations d’avion, organiser le transport et réserver un logement —, de sorte que la transition à chaque nouvelle localité se fait en douceur et sans tracas. Quand j’arrive à destination, on me donne le temps de m’installer pour m’aider à m’intégrer dans mon nouveau milieu. On me fournit beaucoup de renseignements sur les personnes avec qui je peux communiquer si j’ai besoin d’un soutien supplémentaire.

J’ai été honorée d’être accueillie dans différentes localités et dans diverses équipes de soins de santé pour partager les connaissances que j’avais acquises au fil des ans. En travaillant dans des localités et des établissements plus petits, j’ai la possibilité de passer plus de temps de qualité avec mes patients et patientes. C’est bien différent de ce qui se passe dans les établissements urbains où tout évolue à un rythme trépidant, et je chéris vraiment l’occasion d’établir des rapports significatifs avec les patients et leurs proches. L’établissement de ces relations est on ne peut plus spécial; il me permet de fournir des soins plus personnalisés et de vraiment comprendre les besoins de ces personnes.

Lolia

Lolia

Au-delà de ces liens, ce rôle m’a procuré la chance de vivre des aventures et de relever des défis. Chaque localité offre de nouvelles leçons et expériences, ce qui me permet de m’épanouir et d’apprendre dans le contexte de ma carrière. Si vous cherchez la chance d’harmoniser votre carrière avec l’exploration du Manitoba, l’Équipe volante pourrait fort bien vous offrir le débouché que vous attendiez.

-Lolia

L’histoire de Joel

Nos histoires

La culture ici est incroyablement riche. Même si j’ai grandi en Inde, je dis souvent à mes parents à quel point j’ai beaucoup appris au sujet de différentes cultures indiennes depuis que je fais partie de la communauté ici.

Joel

Personnel infirmier formé à l’étranger

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L’histoire de Joel

Initialement, nous n’envisagions pas le Canada, mais nous entendions constamment des amis parler des possibilités et du mode de vie que ce pays avait à offrir. J’ai rempli ma demande d’admission à titre d’infirmier formé à l’étranger (IFE), et les possibilités d’une vie au Canada sont, du coup, devenues plus réelles.

Il n’a pas été facile de déménager dans un nouveau pays, mais nous en avons appris beaucoup sur les prestations familiales, l’abordabilité et les diverses communautés existant dans un endroit appelé Manitoba; cela nous a grandement aidés à prendre notre décision. Nous avons choisi le Manitoba, et je suis bien content que nous l’ayons fait.

Quand nous sommes arrivés, j’ai dû cumuler deux emplois pour subvenir à nos besoins. Les horaires étaient pénibles, mais les choses ont été rendues plus simples du fait qu’il est très facile de se déplacer à Winnipeg, sans passer beaucoup de temps dans la circulation. Mes emplois nous ont procuré la stabilité, et mon épouse et moi avons décidé que le moment était venu de fonder un foyer. Nous avons eu notre premier enfant, un petit garçon.

Une partie de mon cheminement a consisté à faire un stage pratique d’infirmier dans un hôpital canadien. Mon mentor a été incroyable et a fait de ce stage une expérience d’apprentissage très positive. Comme moi, elle était venue au Canada d’un autre pays et elle a pu me fournir aide et conseils en fonction de son propre vécu. Elle m’a soutenu et m’a aidé à réaliser mon plein potentiel. Je pense souvent à une parole qu’elle me disait quand elle me surprenait à douter de moi-même : « On ne peut pas retirer les soins infirmiers d’un infirmier. »

La culture ici est incroyablement riche. Même si j’ai grandi en Inde, je dis souvent à mes parents à quel point j’ai beaucoup appris au sujet de différentes cultures indiennes depuis que je fais partie de la communauté ici.

J’ai fait la connaissance de très nombreuses personnes qui étaient venues ici de différentes parties de l’Inde. J’adore le fait que je suis constamment exposé à différentes cultures; je découvre des mets différents et je me renseigne sur les divers lieux d’origine de mes collègues, de membres de la communauté et d’amis.

Le Manitoba offre tout ce qu’il nous faut. Nous avons nos amis et notre groupe confessionnel, et je peux compter sur un groupe très convivial de collègues de mon unité qui viennent tous de différents pays ayant leur propre culture. Et il y a tellement de choses à faire ici! Je sais toujours comment susciter la bonne humeur et trouver une aventure passionnante quand mes amis disent s’ennuyer. Les plages offrent un magnifique lieu d’évasion, et je suis tombé amoureux de la randonnée pédestre.

Quand des gens de l’Inde ou d’autres endroits regardent mes photos, ils me demandent souvent où elles ont été prises, et je m’empresse alors de leur raconter mes aventures et de leur parler des endroits que j’ai visités, ici même au Manitoba.

-Joel

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