Nos histoires
Edy Fils-Aimé
Clinicien en santé mentale
« Nous ne recherchions pas la plus grande ville ni le rythme de vie le plus effréné. Nous voulions un endroit où les gens se sentent encore humains.
Au Manitoba, j’ai le sentiment que ma maîtrise du français fait partie de mes atouts. J’ai l’impression d’avoir retrouvé mon identité. Je peux être pleinement moi-même. »
De la reconstruction à l’appartenance
Avec Edy Fils-Aimé
Pour Edy Fils-Aimé, travailleur social, un travail qui a du sens a toujours été une question de lien.
« Les gens ne sont pas brisés », déclare-t-il. « Souvent, ils sont simplement déconnectés — d’eux-mêmes, de leur famille ou de leur raison d’être. Aider les gens à renouer ces liens a toujours été ma mission. »
Fort de son expérience personnelle dans la reconstruction de sa propre vie et de sa carrière, Edy comprend parfaitement à quel point ce sentiment de lien et d’appartenance est essentiel à notre bien-être. Aujourd’hui, en tant que clinicien en santé mentale bilingue à temps plein au sein de Contact Santé mentale et dépendances Manitoba, il affirme avoir enfin trouvé ce sentiment pour lui-même.
« Pour ma famille et moi, ici au Manitoba, nous avons désormais trouvé ce lien. C’est comme si nous étions rentrés chez nous. »
Originaire d’Haïti, Edy a passé près de deux décennies à travailler dans le domaine du développement international, en soutenant des organisations locales et en aidant les membres des communautés à faire entendre leur voix pour façonner leur avenir.

Originaire d’Haïti, Edy a passé près de deux décennies à travailler dans le domaine du développement international, en soutenant des organisations locales et en aidant les membres des communautés à faire entendre leur voix pour façonner leur avenir.
En 2019, l’instabilité croissante en Haïti a contraint sa famille à laisser derrière la vie qu’elle s’était construite. Ils se sont installés aux États-Unis, où Edy a dû relever le défi de repartir de zéro. Déterminé à poursuivre un travail utile au service des personnes en situation de vulnérabilité, il a repris ses études et obtenu une deuxième maîtrise, cette fois-ci en travail social.
Malgré tout, sa philosophie est restée claire.
« Beaucoup de gens reçoivent des traitements et des ressources », a-t-il déclaré. « Mais ce dont ils ont vraiment besoin, c’est de quelqu’un qui les accompagne, non pas pour les « réparer », mais pour les aider à renouer avec eux-mêmes. »
Au cours des dernières années, Edy et sa femme ont commencé à douter de leur avenir à long terme aux États-Unis, et leur stabilité s’est amenuisée à mesure que les politiques évoluaient.
À la recherche de sécurité, d’équilibre et d’un fort sentiment d’appartenance à une communauté, Edy et sa femme ont découvert le Manitoba.
« Nous ne recherchions pas la plus grande ville ni le rythme de vie le plus effréné. Nous voulions un endroit où les gens se sentent encore humains », a confié Edy. « Un endroit où l’on peut bâtir une carrière, qui ne repose pas sur une simple transaction commerciale, mais sur des relations humaines. »
Lorsqu’Edy a commencé à postuler à des postes de travail social au Manitoba, il a découvert quelque chose à quoi il ne s’attendait pas : un soutien sincère. Il a reçu un appel de Dominique, une agente de recrutement bilingue du Bureau de rétention et de recrutement en soins de santé (BRRSS), qui l’a aidé à s’y retrouver dans les démarches de reconnaissance de ses diplômes et à trouver un poste correspondant à ses compétences. Parallèlement, le BRRSS a également aidé sa famille à comprendre le processus d’immigration et à l’aborder avec confiance.
« Je n’ai pas eu l’impression qu’il s’agissait d’une simple transaction », a-t-il expliqué. « On avait l’impression de tisser des liens. Que les gens nous accompagnaient dans cette aventure. Ça avait un côté très canadien. »
Ce sentiment de partenariat a aidé sa famille à franchir le pas. Edy est devenu le premier candidat à bénéficier du parcours « Francophone Express » du Manitoba, conçu pour aider les travailleurs qualifiés bilingues et francophones à bâtir leur avenir dans la province.
Depuis son arrivée, Edy affirme que le changement le plus profond a été intérieur. Le fait d’occuper un poste où son bilinguisme est valorisé lui a redonné confiance en lui et un sentiment d’identité.

« Au Manitoba, j’ai le sentiment que ma maîtrise du français fait partie de mes atouts. J’ai l’impression d’avoir retrouvé mon identité », a-t-il déclaré en souriant. « Je peux être pleinement moi-même. »
Pour son épouse, qui a interrompu ses études d’infirmière pour les accompagner dans ce déménagement, l’impact a été tout aussi significatif.
« Elle me dit que cette sérénité n’a pas de prix », a-t-il confié. « Elle se sent en sécurité. C’est quelque chose qui n’a pas de prix. »
Bien que leur installation soit encore récente, la famille met en place des routines, noue des amitiés et se sent chez elle. Pour Edy, ce déménagement lui a redonné quelque chose qui lui manquait.
« Ces six dernières années, je travaillais dur, mais j’avais perdu ce sentiment d’avoir un véritable but. Depuis mon arrivée au Manitoba, ce sentiment refait surface. »
Le conseil d’Edy à ceux qui envisagent un changement similaire est le suivant : « Préparez-vous. Renseignez-vous bien. Faites le premier pas, vous pourriez vous surprendre vous-même. »
Le Canada est notre dernière étape. Le système ici est convivial et nous convient parfaitement. Le Manitoba est une région dynamique et abordable, mais aussi accueillante et attachée aux valeurs humaines. Il faut que davantage de gens le sachent. »
Faites le premier pas
Si vous êtes une professionnelle ou un professionnel de la santé à la recherche d’un travail épanouissant au sein d’une communauté solidaire, le Manitoba pourrait bien être le lieu de vie que vous recherchez.
