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Diana Hechanova

Personnel infirmier formé à l’international

« C’est vraiment super. Je ne m’attendais pas à ce que tout tombe en place aussi bien. J’aime énormément mon unité. Ma directrice a eu la gentillesse de me donner ma chance.

Je sais que le parcours n’est pas facile, mais… si j’ai pu y arriver, vous le pouvez aussi. »

Diana

L’appel du destin

Avec Diana, Personnel infirmier formé à l’international

Quand elle y repense aujourd’hui, Diana Hechanova voit les détours inattendus qu’elle a dû emprunter pour renouer avec la profession infirmière non pas comme des revers, mais comme des embranchements qui l’ont peu à peu conduite là où elle était censée se trouver.

Originaire des Philippines, Diana est arrivée au Manitoba avec son mari en 2016 dans l’espoir d’y bâtir un avenir meilleur pour leur famille grandissante. Ce premier acte de foi s’est depuis transformé en quelque chose de plus grand encore : les parents ainsi que les frères et sœurs de Diana se sont aussi établis au Manitoba.

Comme nombre d’infirmières formées à l’étranger, Diana était consciente des obstacles financiers potentiels et de l’incertitude entourant le processus de retour à la pratique.

« Je n’ai pas entrepris immédiatement les démarches pour obtenir mon permis d’exercice. Il y a de nombreuses étapes à franchir et je savais que le processus pouvait être exigeant », explique-t-elle.

Diana and Family at the Centre of Canada

Afin de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, Diana a occupé pendant plusieurs années divers emplois sans lien avec les soins aux patients. Toutefois, elle n’a jamais cessé de vouloir revenir à la profession infirmière.

L’occasion s’est finalement présentée lorsqu’elle a découvert le Programme manitobain des infirmières et des infirmiers formés à l’étranger.

Le programme s’adresse aux infirmières et infirmiers ayant fait leurs études à l’étranger avant de s’installer au Manitoba. Il offre aux participants un accompagnement personnalisé et donne accès à des ressources qui les aident à comprendre les exigences liées à l’obtention du permis d’exercice, à planifier les prochaines étapes et à progresser tout au long du processus.

« C’est à ce moment-là que mon parcours en soins infirmiers a repris. Au début, je n’étais pas convaincue, parce que tout coûte très cher, raconte Diana. Mais j’ai été mise en relation avec Sonya, une infirmière et conseillère en emploi du Bureau de rétention et de recrutement en soins de santé, qui m’a accompagnée à chaque étape et m’a conseillée sur les critères d’admissibilité aux différents programmes de soutien financier. »

« Le fait que tous ces éléments se sont mis en place m’a semblé être un signe. Je me suis dit : “D’accord, c’est ce que le Seigneur veut que je fasse.” Tout me confirmait que j’étais sur la bonne voie. »

Diana s’est investie pleinement dans son projet. Elle s’est inscrite au programme de transition d’un an, a terminé ses cours et son stage, et a poursuivi ses démarches pour réintégrer la profession infirmière.

Tandis qu’approchait la fin de son programme, Diana a continué de bénéficier de l’appui de Sonya et de l’équipe du Bureau de rétention et de recrutement en soins de santé. Elle a notamment reçu de l’aide pour optimiser son curriculum vitæ, se préparer aux entrevues, repérer des possibilités d’emploi et satisfaire à l’exigence réglementaire consistant à effectuer 250 heures de pratique supervisée. Selon elle, cet accompagnement lui a donné la confiance dont elle avait besoin.

Lorsqu’elle a commencé à postuler pour des postes d’infirmière à Winnipeg, prête à entreprendre un nouveau chapitre de sa carrière, il y avait toutefois un établissement où elle hésitait à présenter sa candidature : le Centre des sciences de la santé de Winnipeg (CSS).

« J’évitais le CSS parce qu’il m’intimidait, explique-t-elle. On entend souvent dire que le rythme de travail y est très soutenu et intense. »

Diana a finalement décidé de tenter sa chance. Trois jours seulement après avoir soumis sa candidature, le CSS l’a contactée.

Diana's graduation photo
Diana and family

Aujourd’hui, elle travaille dans une unité de soins post-aigus pour adultes au CSS, un poste qui, selon elle, lui convient parfaitement.

« C’est vraiment super. Je ne m’attendais pas à ce que tout tombe en place aussi bien. J’aime énormément mon unité. Ma directrice a eu la gentillesse de me donner ma chance », confie Diana.

Diana a trouvé au CSS de la bienveillance et du soutien, de la part de sa directrice, de ses collègues et de toute l’équipe, qui l’ont aidée à se développer et à réussir. Alors qu’elle achève ses dernières heures de pratique supervisée, elle a hâte d’obtenir son permis d’exercice complet et prévoit de demeurer dans son unité.

« Lorsque les choses ne se sont pas déroulées comme je l’avais espéré, c’était parce que ma place était ailleurs. »

Aujourd’hui, Diana aide à son tour d’autres personnes à trouver leur voie. Elle souhaite accompagner des infirmières et infirmiers formés à l’étranger en tant que mentore pendant leur parcours. Elle encourage d’ailleurs ses amis à faire le même saut qu’elle. L’une de ses amies se joindra même bientôt à son unité, ce qui lui donnera encore davantage l’impression d’être chez elle.

Le message que Diana souhaite transmettre aux autres qui vivent les mêmes doutes qu’elle autrefois est simple :

« Je sais que le parcours n’est pas facile, mais… si j’ai pu y arriver, vous le pouvez aussi. »

La profession infirmière vous appelle?

Découvrez les ressources offertes aux infirmières et infirmiers formés à l’étranger et franchissez la prochaine étape vers votre retour à la pratique au Manitoba.